Trois Casques bleus blessés dans une attaque au sud du Liban
Vendredi, trois soldats ghanéens de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) ont été grièvement blessés lors d'une attaque contre leur position à al-Qaouzah, dans le sud du pays. Cet incident survient dans un contexte d'échanges de tirs nourris entre Israël et le Hezbollah, après que le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient lundi dernier.
Détails de l'attaque et réactions officielles
Selon la Finul et l'armée ghanéenne, l'attaque a eu lieu peu avant 18 heures locales, avec deux missiles successifs visant le quartier général du bataillon ghanéen. Deux soldats sont grièvement blessés, tandis qu'un troisième souffre de traumatisme. Le bâtiment du mess des officiers a été entièrement détruit par les flammes. Ni la Finul ni l'armée ghanéenne n'ont identifié l'origine de l'attaque, mais une enquête est en cours.
Le président libanais Joseph Aoun a accusé Israël d'être à l'origine de cette attaque directe contre la Finul. De son côté, le président français Emmanuel Macron a condamné fermement cet acte, le qualifiant d'inacceptable, et a souligné le rôle crucial de la Finul dans la stabilisation de la région.
Contexte régional et implications
La Finul opère dans la zone entre le fleuve Litani et la Ligne bleue, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée en 2006. Depuis mars 1978, ces Casques bleus servent de tampon entre Israël et le Liban. Cependant, l'ONU prévoit de retirer la majeure partie de ses troupes d'ici la mi-2027, alors que leur mandat expire à la fin de l'année.
Macron a affirmé que la France travaille avec ses partenaires pour empêcher une propagation du conflit dans la région. Cet incident souligne les risques persistants auxquels sont exposés les soldats de la paix dans des zones de tension élevée.



