Sri Lanka s'engage à respecter le droit international pour les marins iraniens rescapés
Sri Lanka : droit international pour les marins iraniens rescapés

Sri Lanka : un engagement ferme en faveur du droit international pour les marins iraniens

Le Sri Lanka a annoncé samedi qu'il traiterait les 32 marins iraniens rescapés du naufrage de leur frégate conformément au droit international, et ce malgré les potentielles pressions exercées par les États-Unis. Cette déclaration intervient alors que le pays fait face à une situation humanitaire et diplomatique complexe suite au torpillage de la frégate iranienne IRIS Dena par un sous-marin américain, un incident qui a causé la mort d'au moins 84 personnes.

Une position claire face aux pressions américaines

Interrogé sur d'éventuelles pressions de Washington visant à empêcher le rapatriement des Iraniens pour éviter leur utilisation par la propagande iranienne, le ministre des Affaires étrangères sri-lankais, Vijitha Herath, n'a pas répondu directement. Lors d'une conférence à New Delhi, il a toutefois affirmé : « Nous avons pris toutes les mesures conformément au droit international ». Cette prise de position souligne la détermination de Colombo à agir en tant qu'État neutre, en respectant notamment la Convention de La Haye, qui exige la détention des combattants jusqu'à la fin des hostilités.

Le sort des survivants et des dépouilles

Les autorités sri-lankaises se concertent actuellement avec le Comité international de la Croix-Rouge concernant le sort des survivants du naufrage de l'IRIS Dena, coulée dans les eaux internationales alors qu'elle revenait d'un exercice en Inde. Un haut responsable a indiqué que le droit international humanitaire s'applique aux rescapés, et que les blessés pourraient être rapatriés sur leur demande. Par ailleurs, des diplomates iraniens présents à Colombo ont demandé à récupérer les dépouilles des marins tués lors de l'attaque américaine pour les rapatrier.

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Actions humanitaires et implications régionales

Outre l'IRIS Dena, le Sri Lanka a fourni un refuge à un deuxième navire de guerre iranien, l'IRIS Bushehr, et a évacué ses 219 membres d'équipage un jour après le torpillage. Le navire a été conduit au port de Trincomalee, sur la côte nord-est, après avoir signalé des problèmes de moteur. Le président sri-lankais, Anura Kumara Dissanayake, a justifié cette décision par la nécessité de sauver des vies.

De son côté, l'Inde a autorisé un troisième navire iranien, l'IRIS Lavan, à accoster au port de Kochi pour des raisons « humanitaires », suite à des problèmes opérationnels. Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishkar, a déclaré : « C'était le geste humanitaire à faire et nous avons été guidés par ce principe ». Ces trois navires faisaient partie d'une revue navale multinationale organisée par l'Inde avant le début de la guerre au Moyen-Orient, mettant en lumière l'implication régionale dans cette crise.

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