Les forces américaines interceptent un pétrolier en fuite après une longue poursuite
Les États-Unis ont procédé à la saisie d'un pétrolier dans l'océan Indien, après que celui-ci eut bravé le blocus maritime ordonné par le président américain Donald Trump dans les Caraïbes. L'opération, confirmée par le Pentagone ce lundi 9 février 2026, marque une nouvelle étape dans la pression exercée sur le Venezuela.
Une capture sans incident après une traque internationale
Le pétrolier Aquila II avait initialement fui la quarantaine instaurée par Washington contre les navires sous sanctions partant du Venezuela ou s'y rendant. Selon le ministère de la Défense américain, le bâtiment a été suivi sur une longue distance, des Caraïbes jusqu'à l'océan Indien, où les forces américaines sont montées à bord sans incident.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux officiels montre des soldats américains embarquant dans un hélicoptère avant de descendre en rappel sur le pont du pétrolier. Cette séquence visuelle souligne le caractère spectaculaire de l'intervention, qui s'inscrit dans une stratégie plus large de contrôle maritime.
Huitième saisie depuis le renforcement des sanctions
L'Aquila II représente le huitième navire saisi par les États-Unis depuis que Donald Trump a ordonné, en décembre, ce blocus ciblant spécifiquement le Venezuela. Il s'agit également du deuxième pétrolier intercepté hors de la région caribéenne, après qu'un bâtiment lié à la Russie eut été arraisonné dans l'Atlantique Nord au début du mois de janvier.
Washington a déployé un dispositif militaire conséquent dans les Caraïbes, permettant non seulement d'intercepter des pétroliers sous sanctions, mais aussi de frapper des embarcations suspectées de trafic de drogue et de capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro. Ces actions s'inscrivent dans un contexte de tensions persistantes entre les deux nations.
Une fraction minime des navires sous sanctions mondiales
Malgré ces succès opérationnels, les bâtiments saisis ces derniers mois ne constituent qu'une infime partie du nombre total de navires sous sanctions opérant à l'échelle mondiale. Lors d'une audition au Congrès américain début février, le contre-amiral David Barata a estimé que ce nombre pourrait s'élever à environ 800 bateaux.
Cette révélation met en lumière l'ampleur du défi auquel font face les autorités américaines dans leur volonté de faire respecter les sanctions internationales. La saisie de l'Aquila II démontre cependant la détermination des États-Unis à poursuivre leurs objectifs, même au-delà des eaux caribéennes.
L'opération dans l'océan Indien illustre ainsi l'extension géographique des interventions américaines, tout en rappelant les enjeux économiques et politiques liés au Venezuela. La stratégie de blocus, initiée par l'administration Trump, continue de se déployer avec des moyens militaires significatifs, malgré les limites évidentes face à la flotte mondiale de navires sanctionnés.