La ministre des affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a exprimé sa satisfaction suite à la décision du Trésor américain de placer sous sanctions l'armée rwandaise. Cette mesure, annoncée le lundi 2 mars, vise directement l'intervention militaire rwandaise dans l'est de la RDC, aux côtés des paramilitaires de l'Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars (AFC-M23).
Une décision saluée par Kinshasa
Dans un entretien accordé au journal Le Monde, Thérèse Kayikwamba Wagner a déclaré : « Nous saluons cette décision de l'administration Trump. » Elle a rappelé que l'accord de paix signé le 4 décembre 2025 à Washington avait été immédiatement violé, soulignant l'urgence de responsabiliser toutes les parties prenantes pour mettre fin à une crise qui dure depuis trois décennies.
Des sanctions ciblées et impactantes
La ministre a précisé que les sanctions américaines, bien que larges, sont très ciblées. « Elles visent le cœur de l'appui à l'AFC-M23 et frappent le cerveau responsable de la souffrance à laquelle des centaines de milliers de Congolais et Congolaises sont assujettis », a-t-elle affirmé. Cette approche vise à déstabiliser les soutiens logistiques et financiers du groupe paramilitaire, espérant ainsi réduire les violences dans la région.
Un appel à l'Union européenne
Thérèse Kayikwamba Wagner a également lancé un appel pressant à l'Union européenne pour qu'elle suive l'exemple des États-Unis. Elle estime que des sanctions coordonnées au niveau international pourraient accroître la pression sur le Rwanda et contribuer à un règlement durable du conflit. La ministre a insisté sur la nécessité d'une réponse unie de la communauté face aux violations répétées des accords de paix.
Contexte diplomatique et rencontres récentes
Cette annonce intervient après une rencontre entre la ministre congolaise, son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe, et le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, le 27 juin 2025. Bien que cette réunion ait suscité des espoirs de dialogue, les récentes sanctions illustrent les tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda concernant l'implication de Kigali dans le conflit de l'est congolais.
La situation reste volatile, avec des combats sporadiques et des déplacements de population continuels. Les observateurs internationaux suivent de près l'évolution de la crise, alors que les efforts diplomatiques peinent à aboutir à une solution pérenne. La ministre congolaise a réitéré son engagement à œuvrer pour la paix, tout en exigeant le respect des engagements pris par toutes les parties.



