Pakistan : le ministre de la défense déclare la « guerre ouverte » contre l'Afghanistan
« Notre patience a atteint ses limites. C’est désormais la guerre ouverte entre nous et vous. » Ces mots forts ont été prononcés par le ministre de la défense pakistanais, Khawaja Asif, sur la plateforme X, dans la soirée du 27 février. Cette déclaration intervient quelques heures seulement après que l’armée pakistanaise a mené des bombardements sur plusieurs grandes villes afghanes, marquant une escalade significative des tensions entre les deux pays voisins.
Des frappes ciblées sur la capitale afghane
Une vidéo, publiée par l’armée pakistanaise elle-même, montre une partie de ces frappes aériennes sur la capitale afghane, Kaboul. Les images, qui ont été analysées en détail par Le Monde, révèlent que le Pakistan a visé spécifiquement deux hangars situés au sein de la base militaire de Pul-e-Sharki, à Kaboul. Cette base est un site stratégique dans la région, et son ciblage souligne la nature délibérée de l’opération militaire pakistanaise.
Les justifications pakistanaises et la réponse des talibans
Le ministre de l’information pakistanais, Attaullah Tarar, a rapidement réagi en affirmant que ces tirs visaient « des cibles de la défense talibane afghane ». Cette déclaration officielle cherche à légitimer les actions militaires en les présentant comme une réponse à des menaces perçues de la part des talibans, qui contrôlent actuellement l’Afghanistan. De leur côté, les talibans ont confirmé les frappes aériennes, mais ont immédiatement ajouté qu’il n’y avait eu aucune victime à déplorer suite à ces attaques. Cette affirmation, si elle est vérifiée, pourrait atténuer certaines craintes humanitaires, mais elle ne réduit en rien la gravité de l’escalade militaire.
Une escalade aux conséquences imprévisibles
Cette situation crée un climat de tension extrême entre le Pakistan et l’Afghanistan, avec des répercussions potentielles sur la stabilité régionale. Les déclarations du ministre de la défense pakistanais, qualifiant la situation de « guerre ouverte », indiquent un durcissement notable des positions et pourraient présager d’autres actions militaires dans un avenir proche. Les observateurs internationaux suivent de près cette crise, craignant qu’elle ne dégénère en un conflit plus large, avec des implications pour la sécurité en Asie du Sud.



