Une offensive militaire conjointe déclenche l'état d'urgence en Israël
Samedi 28 février 2026, à 8 h 13, les sirènes d'alerte ont retenti dans tout Israël. Les systèmes d'alerte installés dans les rues et les téléphones portables ont diffusé un message préventif annonçant que les États-Unis et Israël avaient lancé une offensive militaire en Iran, avec une riposte attendue dans un futur proche.
La consigne immédiate pour la population israélienne est de se trouver à proximité d'un abri. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a déclaré le pays en état d'urgence, initialement jusqu'à lundi 20 h 00. Dans un communiqué officiel, il a précisé : « L'État d'Israël a lancé une attaque préventive contre l'Iran afin d'éliminer les menaces pesant sur l'État d'Israël. En conséquence, une attaque de missiles et de drones contre Israël et sa population civile est attendue dans un futur proche. »
Préparations et annulations en cascade
Les médias ont rapidement confirmé que l'offensive était une opération conjointe avec les États-Unis. Le calendrier est symbolique, coïncidant avec la fête juive de Pourim, qui commémore la délivrance du peuple juif dans l'ancienne Perse. Cependant, toutes les festivités sont annulées.
Les écoles resteront fermées dimanche et lundi, et les défilés traditionnels en costumes sont interdits. Seules les professions jugées essentielles peuvent continuer à fonctionner. Le reste du pays est à l'arrêt, avec la fermeture de l'espace aérien.
Une guerre attendue et préparée
En Israël, la perspective d'une nouvelle guerre contre l'Iran dominait le débat public depuis des semaines. L'angoisse et le stress de la population augmentaient régulièrement, avec une analyse minutieuse de chaque déclaration officielle et mouvement militaire.
L'opposition politique israélienne a immédiatement exprimé son soutien unanime au gouvernement et à l'armée. Yaïr Lapid, chef de l'opposition, a déclaré : « Je veux rappeler à tous : le peuple d'Israël est fort, Tsahal et l'armée de l'air sont forts, la plus grande puissance du monde est à nos côtés. » Avigdor Lieberman a fait référence à Pourim en affirmant : « Nous avons survécu à Haman, nous survivrons à Khamenei. »
Discours des dirigeants et opération « Rugissement du lion »
Le président américain Donald Trump a annoncé dans un discours que les États-Unis avaient lancé des « opérations de combat majeures en Iran », sans mentionner Israël ou la nature conjointe de l'offensive. Quarante-cinq minutes plus tard, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a diffusé un message vidéo détaillant l'opération « Rugissement du lion ».
Netanyahou a expliqué : « Mes frères et sœurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les États-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran. » Il a remercié Donald Trump pour son leadership et a appelé les différentes composantes du peuple iranien à se libérer de la tyrannie.
Riposte iranienne et mobilisation militaire
La riposte iranienne a été lancée à 10 h 08, avec des alertes retentissant dans le Nord et le centre d'Israël, notamment à Tel-Aviv. Les vagues d'alertes se sont répétées dans tout le pays, rendant les rues calmes alors que la population organise ses déplacements en fonction de la proximité des abris.
Un responsable militaire israélien a expliqué lors d'un briefing que l'objectif de l'opération est de « réduire de manière significative et dégrader les capacités du régime iranien et d'éliminer la menace pesant sur Israël ». Il a cité la menace des missiles balistiques iraniens, le programme nucléaire et le soutien aux proxys comme le Hezbollah.
Tsahal a annoncé l'appel de 70 000 réservistes supplémentaires, s'ajoutant aux 50 000 déjà mobilisés, principalement pour protéger les frontières. L'opération, planifiée conjointement depuis des semaines, reste coordonnée entre les armées israélienne et américaine, sans précision sur le partage des tâches.



