Menaces russes : Londres accusé d'escalade en Ukraine
Menaces russes : Londres accusé d'escalade en Ukraine

L'ambassade de Russie au Royaume-Uni a lancé un avertissement sévère lundi, déclarant que « plus l'implication de Londres aux côtés du régime terroriste de Kiev sera profonde, plus le prix à payer sera élevé ». Cette mise en garde fait suite à des attaques de drones de fabrication britannique sur le territoire russe, dans un contexte de lourdes pertes subies par Moscou ces dernières semaines.

Des menaces qui suscitent une réponse ferme de Londres

Le Kremlin accuse le Royaume-Uni d'« aggraver délibérément le conflit » en Ukraine. Ces accusations ont immédiatement provoqué une réaction du Premier ministre britannique. Mardi, à Wolverhampton, il a martelé devant la presse : « Le Royaume-Uni continuera de soutenir l'Ukraine à 100 % contre cette guerre illégale menée par Vladimir Poutine. »

Andy Burnham a également exprimé son soutien à l'Ukraine, déclarant : « Nous apportons notre soutien à l'Ukraine afin qu'elle puisse se défendre, et telle a été la position britannique tout au long de ce conflit, sous tous les précédents Premiers ministres. Cela reste mon cas. Nous ne sommes pas des amis de circonstance. Nous serons présents lorsque l'Ukraine aura besoin de nous, et cela ne changera pas. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

L'utilisation de drones à longue portée par Kiev

L'emploi de drones à longue portée fabriqués par des entreprises britanniques s'inscrit dans le cadre de la campagne de frappes massives menée par l'Ukraine. Kiev espère ainsi réduire les revenus de Moscou et faire ressentir aux civils russes l'impact de l'invasion qui dure depuis plus de quatre ans. Selon l'ambassade de Russie au Royaume-Uni, ces frappes confirment que « Londres opte délibérément pour une escalade de la crise ukrainienne » et « cherche à infliger à la Russie un maximum de dommages par procuration ».

D'après les données de l'organisme indépendant de surveillance des conflits Acled, Kiev a lancé trois fois plus de frappes de ce type en juillet qu'en janvier. Si les industries militaires et les installations énergétiques russes restent les principales cibles visées, Kiev a également étendu ces frappes à certains secteurs clés de l'économie. Plusieurs incendies ont notamment touché d'importants entrepôts du plus grand détaillant en ligne russe, Wildberries, détruisant au passage plusieurs milliards d'euros de marchandises.

Un contexte de tensions accrues entre Moscou et Londres

Rien d'étonnant, donc, à ce que Moscou soit remontée contre Londres, le quatrième soutien financier à l'Ukraine, après Washington, Berlin et Paris. D'autant que l'Ukraine peut désormais presque égaler les capacités de frappe en profondeur dont dispose la Russie depuis le début de la guerre, grâce à l'utilisation de drones à longue portée et de missiles de croisière, rappelle le Guardian. Reste qu'elle ne possède pas, pour le moment, les missiles balistiques à grande vitesse que Moscou utilise fréquemment.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale