Conflit au Moyen-Orient : Israël intensifie ses opérations militaires
Le conflit qui embrase le Moyen-Orient entre dans sa deuxième semaine avec une escalade significative des hostilités. L'armée israélienne a annoncé être passée à une nouvelle phase opérationnelle, marquée par des frappes aériennes intensives sur le Liban et l'Iran. Les bombardements se poursuivent sans relâche, provoquant des dégâts considérables et un bilan humain qui ne cesse de s'alourdir.
Des frappes dévastatrices sur Beyrouth et le sud du Liban
Dans la nuit du 5 au 6 mars 2026, l'aviation israélienne a mené une série de frappes à grande échelle sur la banlieue sud de Beyrouth, provoquant d'importantes destructions dans cette zone qui abrite les principales institutions du Hezbollah. Les images diffusées par l'AFP montrent des bâtiments réduits en débris et des rues dévastées par les bombardements nocturnes.
L'armée israélienne a précisé avoir ciblé des centres de commandement du Hezbollah ainsi qu'une installation de stockage de drones. Des frappes supplémentaires ont également touché le village de Dours, en périphérie de Baalbek dans l'est du pays. Tsahal a donné l'ordre à ses forces d'avancer plus profondément au Liban pour étendre leur zone de contrôle le long de la frontière.
Bilan humain alarmant et déplacements massifs de population
Le ministère libanais de la Santé a annoncé un bilan provisoire de 217 morts et 798 blessés depuis le début des frappes israéliennes lundi dernier. La situation humanitaire se détériore rapidement avec des déplacements massifs de population à travers tout le pays.
Selon le Conseil norvégien pour les réfugiés, environ 300 000 personnes ont déjà été contraintes de fuir leurs foyers, souvent sans savoir où se réfugier. La panique s'est emparée de Beyrouth après un appel inédit d'Israël à évacuer la banlieue sud de la capitale, provoquant immédiatement des embouteillages monstres.
Riposte du Hezbollah et tensions à la frontière
En réponse aux frappes israéliennes, le Hezbollah a tiré environ 70 roquettes en direction d'Israël vendredi. L'armée israélienne a annoncé avoir tué plus de 70 combattants du mouvement libanais depuis le début du conflit, tandis que huit soldats israéliens ont été blessés, dont cinq grièvement, par des tirs dans le nord d'Israël.
Le Hezbollah a à son tour appelé la population du nord d'Israël à évacuer les localités situées à moins de cinq kilomètres de la frontière libanaise, créant ainsi un mouvement de populations dans les deux sens de la ligne frontalière.
Intervention diplomatique française et aide humanitaire
Le président français Emmanuel Macron s'est positionné en médiateur pour tenter d'empêcher que le conflit ne déborde davantage au Liban. Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre, a déclaré le chef de l'État français, répondant à un appel en ce sens de son homologue libanais Joseph Aoun.
La France va renforcer sa coopération avec les Forces armées libanaises et mettre à leur disposition des véhicules de transport blindés ainsi qu'un soutien opérationnel et logistique. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé le déploiement d'une aide humanitaire conséquente : cinq tonnes d'aide médicale et plusieurs tonnes de matériel humanitaire seront envoyées au Liban dès la semaine prochaine pour venir en aide aux populations déplacées.
Frappes israéliennes sur l'Iran et déclarations américaines
Parallèlement aux opérations au Liban, Israël a mené des frappes à grande échelle contre l'infrastructure du régime iranien à Téhéran. L'armée israélienne a annoncé avoir frappé 400 cibles en Iran, visant spécifiquement ce qu'elle qualifie d'infrastructure du régime terroriste.
Le chef d'état-major israélien a déclaré que son pays était entré dans la phase suivante de son plan militaire, avec pour objectif le démantèlement du régime iranien et de ses capacités militaires. De son côté, l'ancien président américain Donald Trump a exigé la capitulation sans conditions de l'Iran, tout en jugeant qu'un déploiement de troupes au sol serait une perte de temps.
Le ministère iranien de la Santé a fait état de 926 morts dans le pays, un chiffre qui reste à vérifier de manière indépendante. La télévision publique iranienne a rapporté plusieurs explosions dans l'ouest et l'est de Téhéran, tandis que le chef de la diplomatie iranienne a assuré que son pays se tenait prêt à l'éventualité d'une invasion terrestre.



