Israël mène des frappes aériennes contre le Hezbollah dans l'est du Liban
L'armée israélienne a annoncé, jeudi 26 février, dans un communiqué officiel, avoir mené des frappes aériennes ciblant huit bases militaires du Hezbollah situées dans la région de Baalbek, à l'est du Liban. Selon les autorités israéliennes, ces infrastructures appartenaient à la Force Al-Radwan, l'unité d'élite du mouvement libanais soutenu par l'Iran. Le communiqué précise que de nombreuses armes, notamment des armes à feu et des roquettes, étaient stockées dans ces complexes, constituant selon Israël une violation des dispositions du cessez-le-feu en vigueur.
Un adolescent syrien tué dans les bombardements
De son côté, le ministère libanais de la santé a rapporté qu'un adolescent syrien de 16 ans a été tué et une autre personne blessée dans ces frappes israéliennes sur la Bekaa. L'agence de presse officielle libanaise ANI a confirmé ces informations, indiquant que les attaques ont visé la région de l'ouest de Baalbek ainsi que des zones montagneuses autour des localités de Boudai, Chmistar et Harbata. Ces événements surviennent dans un contexte de tensions régionales persistantes, malgré un cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah en novembre 2024.
Les accusations israéliennes contre le Hezbollah
L'armée israélienne a justifié ces frappes en affirmant que les complexes visés étaient utilisés par la Force Al-Radwan pour s'entraîner, se préparer à des situations d'urgence, et planifier des attaques terroristes contre les troupes israéliennes et des civils. Le communiqué israélien accuse le Hezbollah de tenter de se réarmer, ce qui représenterait une menace directe pour l'État d'Israël. Ces bombardements s'inscrivent dans une série d'opérations régulières menées par Israël au Liban, malgré l'accord de cessez-le-feu, visant à contrer les activités du mouvement libanais.
Contexte régional des tensions
Ces frappes interviennent dans un environnement géopolitique tendu, marqué par les relations conflictuelles entre l'Iran, soutien du Hezbollah, et les États-Unis, allié d'Israël. Les deux puissances ont déployé d'importantes forces militaires au Moyen-Orient et menacé d'actions militaires en cas d'échec des négociations. Cette escalade souligne la fragilité de la paix dans la région, où les affrontements indirects entre acteurs régionaux et internationaux continuent de faire des victimes civiles et d'alimenter les cycles de violence.



