Conflit au Proche-Orient : l'Iran affirme sa préparation à contrer une invasion terrestre
Au sixième jour d'un conflit qui ne montre aucun signe d'apaisement, les tensions au Proche-Orient atteignent des niveaux critiques. Les frappes aériennes continuent de s'abattre sur l'Iran, tandis que Téhéran affirme être prêt à contrer une éventuelle invasion terrestre, promettant des conséquences désastreuses pour tout agresseur.
Israël intensifie son offensive contre le Hezbollah au Liban
De son côté, Israël a considérablement renforcé son offensive contre le Hezbollah. Jeudi soir, l'armée israélienne a commencé à bombarder intensivement la banlieue sud de Beyrouth, bastion traditionnel du mouvement chiite. Les forces militaires israéliennes ont reçu pour consigne d'avancer plus profondément au Liban, marquant une escalade significative des opérations terrestres.
Le ministre des Finances israélien, Bezalel Smotrich, a déclaré que la banlieue sud de Beyrouth, connue sous le nom de Dahiyé, « ressemblera bientôt à Khan Younès », faisant référence à la ville de Gaza dévastée par les combats. Cette annonce a provoqué des scènes de panique dans la capitale libanaise, avec des embouteillages monstres alors que près de 70 000 habitants tentent de fuir la zone.
L'Iran maintient sa posture offensive malgré les pertes
Malgré les affirmations israéliennes selon lesquelles plus de 60% des lanceurs de missiles balistiques iraniens et 80% des systèmes de défense aérienne auraient été détruits depuis le début du conflit, l'Iran continue de répliquer avec détermination. Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a clairement indiqué que son pays ne demandait ni cessez-le-feu ni négociations avec les États-Unis.
Plusieurs missiles et drones iraniens ont été interceptés dans le ciel de Dubai, Abu Dhabi et Doha. Un missile s'est écrasé sur un aéroport en Azerbaïdjan, faisant quatre blessés et provoquant la colère du président Ilham Aliev qui a promis des représailles. Un autre tir iranien a atteint sa cible, provoquant un incendie dans une raffinerie de pétrole dans le sud du Bahreïn.
Bilan humain alarmant et tensions régionales croissantes
Le bilan humain continue de s'alourdir dramatiquement. Au Liban, le ministère de la Santé fait état de 123 morts et 638 blessés depuis le début des frappes israéliennes. En Iran, le Croissant-Rouge iranien rapporte environ 1 200 morts.
Les tensions régionales s'intensifient, faisant craindre une propagation du conflit à une zone beaucoup plus vaste. Le Sri Lanka a évacué jeudi 208 membres d'équipage d'un navire de guerre iranien s'étant approché de ses eaux territoriales, au lendemain du torpillage d'une frégate iranienne par un sous-marin américain qui a fait au moins 84 morts.
Conséquences économiques et déclarations politiques
Le cours du baril de pétrole américain a grimpé à son plus haut niveau depuis plus d'un an, principalement en raison des difficultés de navigation dans le détroit d'Ormuz. L'Iran a toutefois précisé qu'il « n'a pas l'intention » de fermer ce passage stratégique.
Sur le plan politique, Donald Trump a déclaré qu'il « doit être impliqué » dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei, ajoutant qu'il n'accepterait pas que son fils Mojtaba Khamenei prenne la relève. Cette déclaration ajoute une dimension supplémentaire aux tensions déjà explosives dans la région.
L'armée israélienne a également appelé à l'évacuation de trois localités de la plaine de la Bekaa, dans l'est du Liban, en prévision de frappes contre des infrastructures du Hezbollah. Le conflit, qui entre dans sa deuxième semaine, montre des signes inquiétants d'escalade continue avec des conséquences humanitaires de plus en plus graves pour les populations civiles de toute la région.



