L'Iran menace de représailles électriques contre Israël et les États-Unis
Les Gardiens de la révolution iraniens ont averti ce lundi 23 mars que l'Iran riposterait en ciblant les centrales électriques israéliennes et celles qui alimentent les bases américaines dans le Golfe, si le président américain Donald Trump met à exécution sa menace de détruire le réseau électrique iranien. Cette déclaration intervient au surlendemain d'un ultimatum lancé par Trump, exigeant que Téhéran rouvre "pleinement et sans menaces" le détroit d'Ormuz.
Une escalade dans le conflit régional
Plus de trois semaines après le début des bombardements américains et israéliens contre l'Iran, qui a répondu par des attaques dans la région, le risque de représailles mutuelles contre des infrastructures civiles laisse entrevoir une escalade supplémentaire. Cette situation menace la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes, selon les analystes.
Dans un communiqué, les Gardiens de la révolution ont déclaré : "Si vous touchez à l’électricité, nous toucherons à l’électricité", soulignant leur détermination à répondre avec une force de dissuasion équivalente à toute attaque.
Menaces de minage du Golfe persique
Parallèlement, l'Iran a averti qu'il était prêt à miner le Golfe persique en cas d'attaque contre ses côtes ou ses îles. Le Conseil de défense du pays a indiqué que toute tentative ennemie conduirait à la pose de mines navales, y compris des mines flottantes, bloquant les voies d'accès. "Dans ce cas, tout le Golfe se trouvera pratiquement dans une situation similaire à celle du détroit d'Ormuz pendant longtemps", a-t-il prévenu, rappelant l'échec passé des dragueurs de mines dans les années 1980.
Selon des rapports, les États-Unis envisagent d'occuper ou de bloquer l'île iranienne de Kharg, principal centre d'exportation de pétrole, pour faire pression sur Téhéran concernant le détroit d'Ormuz.
Réactions internationales et frappes continues
La Chine a exhorté toutes les parties à mettre fin aux opérations militaires pour éviter un "cercle vicieux" et à reprendre les négociations. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a déclaré : "Si les hostilités continuent de s'intensifier, toute la région sera plongée dans le chaos."
Par ailleurs, l'armée israélienne a annoncé de nouvelles frappes à grande échelle contre des infrastructures iraniennes à Téhéran, avec des explosions signalées dans la capitale. De plus, deux missiles balistiques ont été lancés en direction de Riyad, en Arabie saoudite, dont un a été intercepté et l'autre est tombé dans une zone inhabitée.
Crise énergétique mondiale aggravée
Le chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a qualifié la crise actuelle au Moyen-Orient de pire que les deux chocs pétroliers des années 1970 combinés. Il a noté que l'économie mondiale fait face à une menace majeure, avec une pénurie de pétrole accrue en Asie, et que des réserves supplémentaires pourraient être libérées pour y faire face.
Les effets de cette crise ne sont pas encore bien compris en Europe, selon Birol, soulignant l'urgence d'une résolution diplomatique pour prévenir une catastrophe humanitaire et économique à grande échelle.



