L'Iran dénonce des attaques dévastatrices sur ses infrastructures vitales
Le ministre iranien de l'Énergie, Abbas Aliabadi, a affirmé ce dimanche que les infrastructures du pays en matière d'eau et d'électricité ont subi de lourds dommages à la suite d'attaques attribuées aux États-Unis et à Israël. Cité par l'agence de presse Isna, il a déclaré que ces frappes, qualifiées de terroristes et cybernétiques, ont visé des dizaines d'installations de transmission et de traitement de l'eau, détruisant des parties critiques des réseaux d'approvisionnement. Des efforts de réparation sont en cours pour atténuer ces impacts.
Menaces de Trump et réplique iranienne
Samedi soir, l'ancien président américain Donald Trump a menacé sur sa plateforme Truth Social de frapper les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas le détroit stratégique d'Ormuz dans un délai de 48 heures. Il a averti que les États-Unis « frapperont et anéantiront » ces installations, en commençant par la plus grande. En réponse, l'Iran a immédiatement contre-attaqué en menaçant de cibler les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau dans toute la région.
Escalade des tensions autour du détroit d'Ormuz
Le trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est quasiment à l'arrêt depuis le début du conflit. Les forces iraniennes ont attaqué plusieurs navires, affirmant qu'ils n'avaient pas respecté les avertissements les dissuadant d'emprunter cette voie maritime. Ces derniers jours, Téhéran a toutefois autorisé le passage de certains bateaux en provenance de pays considérés comme amis, tout en avertissant qu'il bloquerait ceux issus de nations accusées d'avoir pris part à l'agression contre l'Iran.
Menaces de représailles étendues
Le puissant président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a menacé ce dimanche de détruire des infrastructures vitales dans l'ensemble de la région si les États-Unis et Israël attaquaient celles de l'Iran. Dans un message publié sur X, il a affirmé que les infrastructures énergétiques et pétrolières seraient considérées comme des cibles légitimes et seraient détruites de manière irréversible. Il a averti que de telles attaques pourraient entraîner une hausse durable des prix du pétrole, exacerbant les tensions économiques mondiales.
Cette escalade verbale et militaire souligne la fragilité des relations dans la région, avec des répercussions potentielles sur la sécurité énergétique et la stabilité géopolitique. Les déclarations des deux camps risquent d'alimenter un cycle de représailles, avec des conséquences imprévisibles pour les infrastructures critiques et les marchés internationaux.



