Une frappe aérienne dévastatrice dans le sud de l'Iran
Une école élémentaire pour filles, située à Minab dans la province d'Hormozgan, a été touchée par une frappe aérienne présumée le 5 mars 2026. Les autorités iraniennes rapportent un bilan humain tragique de 150 morts, principalement des élèves, faisant de cet incident l'un des plus meurtriers du conflit en cours. L'Agence France-Presse (AFP) n'a pas pu accéder au site pour vérifier indépendamment ces chiffres, mais a géolocalisé des images montrant un bâtiment éventré, orné de fresques enfantines, d'où s'échappait une épaisse fumée noire.
L'Iran accuse Israël et les États-Unis
L'Iran a immédiatement pointé du doigt Israël et les États-Unis, affirmant que la frappe visait des installations militaires voisines contrôlées par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC). Selon l'AFP, l'école Shajare Tayyebeh se trouve à proximité de deux sites de l'IRGC : la clinique Shahid Absalan à 238 mètres et le complexe culturel Seyed al-Shohada à 286 mètres. L'organisation de défense des droits humains Hengaw, basée en Norvège, enquête sur l'identité des victimes et estime qu'environ 170 élèves étaient présents au moment de l'explosion.
Une enquête internationale sous pression
L'Organisation des Nations Unies (ONU) a exigé, le 6 mars 2026, une enquête « rapide » et « transparente » de la part des États-Unis, suite à des révélations du New York Times suggérant une possible responsabilité américaine. Le Pentagone a ouvert une enquête, confirmée par le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, qui a déclaré : « Nous examinons cette question. Bien sûr, nous ne visons jamais des cibles civiles. » Reuters, citant des sources anonymes, rapporte que des enquêteurs militaires américains estiment « probable » la responsabilité des forces américaines, bien que les investigations ne soient pas terminées.
Désinformation et réactions contradictoires
Sur les réseaux sociaux, des comptes pro-Trump ont accusé l'Iran d'être responsable de la frappe, affirmant qu'il s'agissait d'un missile défaillant de l'IRGC. Cependant, ces allégations ont été démenties par des géolocalisations précises. De son côté, l'armée israélienne a nié toute implication, avec le porte-parole militaire Nadav Shoshani déclarant : « Nous n'avons pas connaissance d'une frappe israélienne ou américaine à cet endroit. Nous opérons de manière extrêmement précise. »
Conséquences et représailles
En réponse à l'attaque, l'Iran a affirmé avoir ciblé une base aérienne américaine aux Émirats arabes unis, la base Al-Dhafra, avec des drones et des missiles. Les funérailles des victimes ont été diffusées par les médias d'État iraniens, montrant des cercueils ornés de drapeaux et des foules en deuil. Des images aériennes ont également révélé la préparation de plus d'une centaine de tombes, bien que l'AFP n'ait pas pu vérifier indépendamment ces séquences.
Cette tragédie soulève des questions cruciales sur le ciblage militaire dans les zones civiles et l'urgence d'une enquête impartiale pour établir les faits et prévenir de futures pertes innocentes.



