Les répercussions économiques des bombardements iraniens dans le Golfe
Alors que l'Iran intensifie ses bombardements sur des installations pétrolières stratégiques dans le Golfe, les conséquences économiques immédiates sont déjà palpables. La compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy a été contrainte de cesser sa production de gaz naturel liquéfié (GNL), une décision qui a des répercussions mondiales.
Les marchés européens en chute libre
Les Bourses européennes ont de nouveau ouvert en territoire négatif ce mardi, marquant le quatrième jour consécutif de la guerre israélo-américaine contre l'Iran. Les places financières de Paris, Francfort, Londres, Milan et Madrid ont toutes enregistré des pertes significatives, oscillant entre 1,5% et 2%, reproduisant ainsi les mauvaises performances de la veille.
Cette pression sur les marchés s'explique principalement par la flambée des prix de l'énergie, particulièrement du gaz naturel européen, dont les cours connaissent une véritable explosion.
L'envolée spectaculaire des prix de l'énergie
Le baril de pétrole Brent a progressé de plus de 4% lors des échanges de mardi après-midi en Asie, atteignant les 81 dollars. Plus précisément, vers 8 heures GMT, le Brent de la mer du Nord affichait une hausse de 4,41% à 81,17 dollars, tandis que le West Texas Intermediate gagnait 3,99% à 74,07 dollars le baril.
Mais c'est véritablement le marché du gaz qui connaît les perturbations les plus spectaculaires. Dans ce contexte de bombardements tous azimuts de l'Iran, incluant des installations pétrolières dans le Golfe, le gaz naturel vendu à l'Europe voit son prix s'envoler de manière alarmante.
Une situation comparable à la guerre en Ukraine
La décision de QatarEnergy d'arrêter sa production de GNL a créé une situation de tension extrême sur les marchés. Vers 8h20 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence européenne pour le gaz, grimpait de plus de 23%, après avoir bondi de plus de 33% plus tôt dans la journée.
Le prix a atteint 59,44 euros le mégawattheure, un niveau qui n'avait plus été observé depuis février 2023, dans la foulée de l'envolée des prix provoquée par la guerre en Ukraine. Cette similitude avec le début du conflit ukrainien inquiète particulièrement les observateurs économiques et les investisseurs.
Les bombardements iraniens continuent donc de déstabiliser les marchés énergétiques mondiaux, avec des conséquences immédiates sur les économies européennes déjà fragilisées par les tensions géopolitiques récentes.



