Escalade des hostilités en Ukraine
La guerre en Ukraine connaît une intensification dramatique avec de nouvelles attaques russes massives sur les infrastructures civiles et énergétiques ukrainiennes. Dans la nuit du 12 février 2026, les forces russes ont lancé une offensive combinée utilisant 219 drones d'attaque et 25 missiles, dont 24 missiles balistiques, causant des dégâts considérables dans plusieurs régions du pays.
Conséquences humanitaires graves
Les attaques ont provoqué une crise humanitaire aiguë dans plusieurs villes ukrainiennes. À Kiev, le maire Vitali Klitschko a signalé que 2 600 immeubles résidentiels supplémentaires se sont retrouvés privés de chauffage, s'ajoutant au millier d'immeubres déjà affectés par les attaques précédentes. L'opérateur privé DTEK a annoncé que plus de 100 000 personnes restaient sans électricité dans la capitale, même si 100 000 foyers ont pu être reconnectés dans la journée.
La situation est particulièrement critique à Odessa, où environ 300 000 habitants n'ont plus d'eau courante en raison des coupures d'électricité, et près de 200 immeubles sont sans chauffage. À Dnipro, environ 10 000 foyers sont restés sans électricité suite aux bombardements. Dans l'est du pays, deux personnes ont été tuées lors des récentes attaques.
Ripostes ukrainiennes en territoire russe
L'état-major des forces armées ukrainiennes a revendiqué plusieurs frappes en profondeur sur le territoire russe. La plus significative concerne l'attaque de la raffinerie de pétrole d'Oukhta, en République des Komis, située à plus de 1 700 kilomètres de la frontière ukrainienne. Selon les autorités ukrainiennes, un incendie s'est déclaré sur le site, bien que l'ampleur des dégâts reste à préciser.
Les forces ukrainiennes ont également ciblé un arsenal militaire à Kotlouban, dans l'oblast de Volgograd, décrit comme l'un des plus grands sites de stockage de munitions de l'armée russe. Une entreprise de production d'équipements de haute technologie pour les systèmes d'aviation et de missiles, située dans l'oblast de Tambov, a également été touchée. L'armée ukrainienne a utilisé des missiles Flamingo de fabrication nationale, d'une portée estimée à 3 000 kilomètres.
Réactions internationales et soutiens
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un appel urgent pour une livraison plus rapide des missiles Patriot, qu'il qualifie de « plus efficaces contre la technologie balistique russe ». Il a remercié les pays participants au programme d'approvisionnement tout en les exhortant à accélérer les livraisons.
Le Royaume-Uni a annoncé une aide substantielle de 500 millions de livres sterling (575 millions d'euros) pour renforcer la défense aérienne ukrainienne. Cette enveloppe comprend environ 150 millions de livres pour l'achat d'armes américaines via un dispositif de l'OTAN, ainsi que 1 000 petits missiles fabriqués au Royaume-Uni.
L'ONU, par la voix du haut-commissaire aux droits de l'homme Volker Türk, a pressé la Russie de « cesser immédiatement » ses attaques contre l'infrastructure énergétique ukrainienne, rappelant que « viser des infrastructures civiles est interdit par le droit international ».
Tensions diplomatiques
Le président français Emmanuel Macron a estimé qu'il n'y avait pas d'urgence à entamer un dialogue avec Vladimir Poutine, soulignant l'importance d'une préparation concertée entre Européens. « Ce n'est pas une question de jours, on prépare les choses », a déclaré le chef de l'État français à l'issue d'un sommet informel en Belgique.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a pour sa part affirmé que « le prochain cycle de négociations » entre les délégations ukrainienne et russe « aura lieu bientôt », sans donner plus de détails. Cette annonce fait suite à la proposition américaine acceptée par Volodymyr Zelensky d'organiser un nouveau cycle de négociations la semaine suivante.
Controverse olympique
Le skeletoneur ukrainien Vladyslav Heraskevytch a été disqualifié des Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026 pour avoir porté un casque honorant plusieurs coéquipiers tués lors du conflit avec la Russie. Le Comité international olympique (CIO) a invoqué une violation de l'article 50 de la Charte olympique interdisant toute forme de propagande politique.
Volodymyr Zelensky a vivement critiqué cette décision, accusant le CIO de « faire le jeu » de la Russie. Le président ukrainien a décoré l'athlète pour son « service au peuple ukrainien » et son « patriotisme », déclarant : « Avoir du courage, c'est plus que d'avoir des médailles ».
Cyber-opérations et football
Des hackers ukrainiens ont affirmé avoir mené une opération de contre-ingérence visant des tentatives russes de contournement des restrictions d'accès au réseau satellitaire Starlink. Selon le collectif InformNapalm, l'opération aurait permis de collecter plus de 2 400 ensembles de données concernant des terminaux Starlink opérés par des forces russes.
Sur le plan sportif, le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a affirmé que la position de l'instance européenne concernant l'exclusion des clubs et de l'équipe nationale russes des compétitions internationales « reste inchangée », contrairement à la position plus ouverte exprimée récemment par le président de la FIFA, Gianni Infantino.
Perspectives incertaines
Alors que les analystes ukrainiens de DeepState signalent des avancées russes près de Pokrovsk et d'Orikhiv, le ministre britannique de la Défense John Healey a appelé les alliés de l'Ukraine à augmenter leur aide militaire. « En 2026, nous devons faire mieux, nous devons faire plus », a-t-il déclaré lors d'une réunion du groupe de contact entre l'Ukraine et ses alliés.
Le conflit continue de diviser la communauté internationale, avec des positions contrastées sur la reprise du dialogue avec la Russie et le niveau de soutien à apporter à l'Ukraine, alors que les souffrances civiles s'intensifient avec l'hiver le plus froid en quatre ans de guerre.