Guerre au Moyen-Orient : Le point au 32e jour du conflit
La guerre au Moyen-Orient entre dans son 32e jour, ce mardi 31 mars 2026. Les derniers développements font état d'une escalade militaire avec des explosions simultanées en Iran et en Israël, tandis que des informations sur un possible revirement de la politique américaine redonnent un peu d'espoir sur les marchés financiers.
Explosions et pannes d'électricité à Téhéran
Les médias iraniens ont rapporté des explosions et des coupures de courant à Téhéran dans la matinée de mardi. L'agence de presse Fars a évoqué « plusieurs explosions » et des perturbations électriques « dans certaines parties » de la capitale. L'agence Tasnim a précisé que des détonations avaient été entendues dans l'est et l'ouest de la ville, avec des problèmes d'approvisionnement énergétique dans l'est. Elle a ensuite affirmé qu'une sous-station d'une centrale avait été touchée. Peu avant ces événements, l'armée israélienne avait appelé les habitants d'un quartier résidentiel de Téhéran à se mettre à l'abri, annonçant une attaque imminente contre « une infrastructure militaire ».
Explosions à Jérusalem, Israël intercepte des missiles
À Jérusalem, un journaliste de l'AFP a entendu au moins 10 explosions retentir dans le ciel. L'armée israélienne a indiqué qu'elle cherchait à intercepter des missiles tirés depuis l'Iran. « L'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter cette menace », a-t-elle déclaré sur Telegram avant de lever l'alerte quelques minutes plus tard. De son côté, la radio-télévision d'État iranienne Irib a confirmé le tir de missiles vers Israël.
Regain d'optimisme sur les marchés après des informations sur Trump
Les Bourses asiatiques ont limité leurs pertes et le prix du pétrole a reculé mardi. Ce mouvement fait suite à des informations du Wall Street Journal selon lesquelles Donald Trump envisagerait de mettre fin à l'intervention militaire américaine en Iran, même sans obtenir la réouverture du détroit d'Ormuz. Le président américain aurait indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre la campagne militaire menée depuis plus d'un mois, estimant que forcer la réouverture du détroit prolongerait le conflit « au-delà de son calendrier de quatre à six semaines ». Washington souhaiterait d'abord tenter une approche diplomatique avec Téhéran pour débloquer cette voie maritime stratégique, par où transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux. En cas d'échec, Trump prévoirait de solliciter ses alliés en Europe et dans le Golfe pour forcer la réouverture, selon des responsables américains cités par le WSJ.
Autres développements significatifs
Frappes en Irak : Les Forces de mobilisation populaire (PMF), une coalition incluant des groupes armés pro-Iran en Irak, ont annoncé avoir été visées par des frappes aériennes américano-israéliennes dans le centre et l'ouest du pays durant la nuit. Aucun blessé n'a été signalé selon leur communiqué.
Attaque d'un pétrolier à Dubaï : L'Iran a mené une attaque « directe » contre un pétrolier sous pavillon koweïtien, l'Al-Salmi, au port de Dubaï. L'attaque a causé des dégâts matériels et un incendie à bord, avec un risque de marée noire. Les autorités dubaïotes ont confirmé qu'un drone avait ciblé le navire, provoquant un incendie qui a été éteint.
Blessés à Dubaï : Quatre personnes ont été légèrement blessées à Dubaï par la chute de « débris » causée par la défense anti-aérienne, selon le bureau de presse de l'émirat. L'incident s'est produit près d'une maison abandonnée où un incendie s'était déclaré suite à ces débris.
Déclaration de Netanyahu : Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé avoir rempli plus de la moitié de ses objectifs de guerre contre l'Iran. « La moitié du chemin est clairement dépassée. Mais je ne veux pas fixer de calendrier », a-t-il déclaré à la chaîne Newsmax, précisant qu'il parlait « en termes de missions, et pas nécessairement en termes de durée ». Il a ajouté qu'à terme, il pensait que le régime iranien « va s'effondrer de l'intérieur ».



