Conflit Iran-États-Unis-Israël : une guerre majeure redéfinit le Moyen-Orient
Guerre Iran-États-Unis-Israël : un conflit majeur éclate

Un conflit majeur éclate entre l'Iran et les puissances occidentales

Suite à la « guerre des douze jours » de juin 2025, un nouveau conflit a éclaté en février, opposant les États-Unis et Israël à l'Iran. Le 28 février, des frappes massives ont été lancées, ciblant les autorités politiques et militaires iraniennes, les centres de décision et de communication dans les grandes villes, les installations nucléaires, et les forces armées, avec une priorité accordée à la marine pour empêcher le blocage du détroit d'Ormuz, ainsi que les milices du régime.

Des résultats spectaculaires et une répression violente

Cette offensive a produit des résultats impressionnants, notamment la mort d'Ali Khamenei, le guide suprême, qui semble avoir ignoré les signaux d'une attaque imminente. Sa disparition a été accueillie par des applaudissements et des manifestations de la population, avec environ 85 % des 92 millions d'Iraniens exprimant leur détestation du régime. Cependant, ces mouvements ont été violemment réprimés par les milices bassidjis, dans la lignée des 35 000 morts et 50 000 incarcérations lors des émeutes de janvier.

Les bombardements ont également détruit l'infrastructure des forces armées iraniennes, assurant la maîtrise du ciel aux États-Unis et à Israël, et perturbant la logistique des Gardiens de la révolution, qui comptent 120 000 hommes.

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Une riposte iranienne limitée mais stratégique

En réponse, l'Iran, sous l'effet de la panique, a multiplié les tirs de missiles balistiques et de drones sur Israël, les bases américaines au Moyen-Orient, ainsi que sur l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis – où une base militaire française a été touchée –, Dubaï, le Koweït, le Bahreïn, et même Chypre. Ces frappes rappellent la menace balistique que représente l'Iran pour l'Europe, souvent ignorée. Militairement, les résultats ont été très limités, montrant que l'arsenal iranien peut saturer les défenses mais manque de précision. Néanmoins, elles ont realigné les pays du Golfe et une large partie du monde musulman derrière les États-Unis et Israël.

Une guerre inévitable et des paris audacieux

Ce conflit était devenu inévitable, la diplomatie ayant échoué. Les Iraniens pensaient gagner du temps avec des arguties et des faux-semblants, sous-estimant la détermination de Donald Trump et la puissance de l'armada américaine déployée dans le Golfe et en Méditerranée. De son côté, Trump surestimait sa capacité à faire fléchir le régime des mollahs, qui refusait catégoriquement de renoncer à sa quête nucléaire et à ses capacités balistiques. Israël, préparé méticuleusement par Benyamin Netanyahou, attendait son heure.

L'attaque vise à réorienter ou mettre fin au régime des mollahs, à faire renoncer l'Iran à la bombe nucléaire et à ses capacités balistiques, et à stopper la déstabilisation du Moyen-Orient. Elle repose sur plusieurs paris audacieux : maintenir les frappes dans la durée pour éviter un conflit court, mobiliser la société civile iranienne après la mort du dictateur, provoquer un changement interne au régime, retourner l'opinion américaine en faveur de Trump, et créer un nouveau Moyen-Orient après la chute de Bachar el-Assad et la mort de Khamenei.

Conséquences géopolitiques majeures et incertaines

Les conséquences de ce conflit sont profondes, bien qu'incertaines. Le cycle ouvert par la République islamique en 1979, basé sur la théocratie et la terreur interne, ainsi que l'exportation de la révolution, semble clos. Le renversement des mollahs serait un triomphe pour Donald Trump et Benyamin Netanyahou, exploitables lors des prochaines élections. La Russie perd un allié mais pourrait échanger sa modération contre l'abandon du soutien à l'Ukraine. La Chine, qui a soutenu Téhéran discrètement, mise sur l'imprévisibilité de Trump et le chaos régional pour incarner la stabilité. L'Europe, souvent déconnectée, s'est ridiculisée en appelant à la retenue.

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Les États-Unis rappellent au monde, y compris à la Chine et à la Russie, que dans l'ère des empires, seule la force compte, et qu'ils restent la seule puissance globale grâce à leurs capacités militaires. Ironiquement, c'est Donald Trump, élu sur une ligne isolationniste, qui multiplie les interventions extérieures. L'Europe, marginalisée, doit se réinventer comme puissance pour préserver sa liberté et sa souveraineté. Le XXIe siècle confirme la maxime de La Fontaine : « La raison du plus fort est toujours la meilleure. »