Guerre au Moyen-Orient : Trump juge inutile l'envoi de troupes au sol, escalade militaire continue
Guerre au Moyen-Orient : Trump rejette l'envoi de troupes au sol

Guerre au Moyen-Orient : Trump rejette l'envoi de troupes au sol alors que l'escalade militaire s'intensifie

Au septième jour du conflit qui déchire le Moyen-Orient, le président américain Donald Trump a catégoriquement rejeté l'idée d'un déploiement de troupes au sol, qualifiant une telle option de "perte de temps". Cette déclaration intervient alors que les affrontements militaires s'intensifient sur plusieurs fronts, de Téhéran au sud du Liban, créant une situation régionale extrêmement volatile.

Les frappes israéliennes ciblent Téhéran et le Liban

L'armée israélienne a affirmé mener des frappes à grande échelle visant spécifiquement "l'infrastructure du régime" iranien dans la capitale Téhéran. La télévision publique iranienne Irib a fait état de plusieurs explosions entendues dans l'ouest et l'est de la ville, confirmant l'intensité des attaques.

Parallèlement, au Liban, l'agence de presse officielle Ani a signalé des frappes israéliennes nocturnes dans le sud du pays, touchant les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana et Majdal Selm. Le ministère de la Santé libanais a publié un bilan provisoire de 123 morts et 683 blessés depuis le début des hostilités lundi dernier.

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La position ferme de Donald Trump

Interrogé par la chaîne NBC News, le président américain a estimé qu'un déploiement de troupes au sol n'était pas nécessaire, affirmant que l'Iran avait déjà "tout perdu", notamment sa marine et ses capacités militaires. Trump réagissait aux propos du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, qui avait assuré sur la même chaîne que l'Iran était "prêt à toute éventualité, même à un débarquement".

"Nous les attendons. Nous sommes convaincus de pouvoir leur faire face et ce serait un désastre pour eux", avait déclaré Araghtchi. Des propos que Donald Trump a balayés sans ménagement, les qualifiant d'"inutiles".

L'escalade régionale s'étend à plusieurs pays

La situation continue de se dégrader sur plusieurs fronts :

  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir tiré des missiles et des drones en direction de Tel-Aviv
  • Le Hezbollah libanais a revendiqué des tirs d'artillerie et de roquettes vers des positions israéliennes près de la frontière
  • L'Arabie saoudite a intercepté trois drones à l'est de Ryad et trois missiles dirigés vers la base aérienne du prince Sultan
  • Le Qatar a affirmé avoir intercepté une attaque de drone visant la base américaine d'Al-Udeid

Les réactions internationales et les conséquences humanitaires

En France, le président Emmanuel Macron reste "mobilisé sur la situation au Proche et au Moyen-Orient, et en particulier sur le Liban", selon l'Élysée. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé que 750 Français avaient été évacués de la région avec l'aide du Quai d'Orsay, tandis qu'environ 5 000 autres ont exprimé le souhait de rentrer en France.

Les opérations de rapatriement rencontrent cependant des difficultés majeures. Un vol Air France affrété par Paris pour rapatrier des Français des Émirats arabes unis a dû faire demi-tour jeudi soir en raison de tirs de missiles "dans la zone", selon le ministre des Transports Philippe Tabarot.

L'impact économique et les perspectives militaires

Le groupe aérien Lufthansa a mis en garde contre une "incertitude accrue" en 2026 en raison de la guerre au Moyen-Orient, qui a entraîné la fermeture de l'espace aérien dans la région et pèse sur le cours des matières premières.

Sur le plan militaire, le chef d'état-major israélien Eyal Zamir a annoncé la "phase suivante" des opérations en Iran, promettant "d'autres surprises" contre la République islamique. "Après avoir mené à bien la phase d'attaque surprise, au cours de laquelle nous avons établi notre supériorité aérienne et neutralisé le réseau de missiles balistiques, nous passons maintenant à la phase suivante de l'opération", a-t-il déclaré.

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Alors que le conflit entre dans sa deuxième semaine, la communauté internationale observe avec inquiétude cette escalade militaire sans précédent qui menace la stabilité de toute la région et au-delà.