Guerre au Moyen-Orient : l'Iran riposte, Chypre visée, Trump évoque des troupes
Guerre au Moyen-Orient : Iran riposte, Chypre visée, Trump évoque troupes

La guerre au Moyen-Orient s'embrase et s'étend sur de multiples fronts

La situation au Moyen-Orient s'est considérablement aggravée ce lundi, avec une escalade des hostilités qui menace de dégénérer en conflit régional majeur. Israël et les États-Unis ont intensifié leurs raids aériens sur l'Iran, tandis que la République islamique a riposté en ciblant les monarchies du Golfe et même le territoire européen de Chypre. Dans ce contexte explosif, l'ancien président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d'envoyer des troupes au sol, ajoutant une nouvelle dimension à cette crise internationale.

Des frappes meurtrières et une détermination affichée de part et d'autre

Au troisième jour de cette guerre éclair, chaque camp affiche une détermination sans faille à poursuivre les hostilités. Israël a étendu ses opérations militaires au Liban, y menant des frappes massives en représailles à une attaque du mouvement chiite Hezbollah, allié de Téhéran. Les autorités libanaises ont réagi vivement à cette implication du Hezbollah, craignant une répétition de la guerre dévastatrice de 2023-2024, et ont proclamé l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires de la milice.

En Iran, la population de Téhéran vit dans la terreur. « Ils frappent très fort aujourd'hui. Toutes les deux à trois heures, et cela dure environ une demi-heure. Les fenêtres tremblent. Presque tout le monde cède à la peur », témoigne Elnaz, une habitante de 39 ans. La capitale iranienne ressemble à une ville fantôme, avec des rues désertées et une activité réduite aux achats de première nécessité dans les rares commerces encore ouverts.

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L'Iran riposte et élargit le champ de bataille

La République islamique a poursuivi ses tirs de missiles et de drones vers Israël, qui a prolongé jusqu'à samedi la fermeture des écoles, des bureaux et l'interdiction des rassemblements publics. Selon les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique iranienne, plus de 560 cibles américaines et israéliennes ont été attaquées depuis samedi, incluant les bureaux du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Mais la riposte iranienne ne s'est pas limitée à Israël. Les Gardiens de la révolution ont revendiqué l'attaque d'un pétrolier présenté comme lié aux États-Unis dans le détroit d'Ormuz, et ont de nouveau visé les riches pays du Golfe, où sont stationnées plusieurs bases militaires américaines. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a toutefois tenté de minimiser ces attaques, affirmant qu'elles ne devraient pas être considérées comme une agression contre ces nations.

Les pays du Golfe et Chypre directement touchés

Les conséquences sur le terrain sont dramatiques :

  • Le Qatar a abattu deux bombardiers en provenance d'Iran après des attaques de drones sur des sites de QatarEnergy, qui a suspendu sa production de gaz naturel liquéfié.
  • Le Koweït a été particulièrement touché, avec une épaisse fumée noire s'élevant au-dessus de l'ambassade américaine et d'une centrale électrique.
  • À Abu Dhabi, un incendie s'est déclaré sur un site de stockage de carburant visé par un drone.
  • Des explosions ont également été constatées en Arabie saoudite, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, où l'aéroport de Dubaï a suspendu tous ses vols.

L'extension du conflit a même atteint le territoire européen. À Chypre, pays de l'Union européenne le plus proche du Moyen-Orient, une base britannique a été visée par trois drones tirés du Liban, dont l'un a touché une piste d'atterrissage, entraînant des évacuations dans le sud de l'île. Cette attaque survient alors que Londres avait autorisé dimanche les États-Unis à utiliser ses bases dans le cadre de la guerre contre l'Iran.

Les réactions internationales et les conséquences économiques

Face à cette escalade, l'inquiétude a gagné les marchés financiers mondiaux. Les cours des hydrocarbures et du dollar ont grimpé en flèche, tandis que les Bourses internationales affichaient des pertes conséquentes pour leur premier jour d'ouverture depuis le début des hostilités, même si la panique n'a pas encore pris le dessus.

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Du côté iranien, malgré la mort de nombreux responsables, dont celle du guide suprême Ali Khamenei, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, a affirmé que son pays se battrait « quel que soit le prix » pour défendre sa civilisation millénaire. Il a rejeté toute négociation avec Washington, affirmant que l'Iran, contrairement aux États-Unis, s'était préparé à une longue guerre.

Les perspectives inquiétantes et les déclarations de Trump

Les perspectives à court terme sont sombres. Israël a averti que de « nombreux jours » de guerre s'annonçaient, tandis que Donald Trump a évoqué une durée de quatre à cinq semaines, tout en assurant que les États-Unis pouvaient « aller bien au-delà ». L'ancien président américain a également affirmé qu'il n'hésiterait pas à envoyer des troupes au sol « si nécessaire », une déclaration qui pourrait marquer un tournant dans l'engagement américain dans ce conflit.

Après l'annonce de la mort d'Ali Khamenei, qui a dirigé l'Iran d'une main de fer durant près de 37 ans, le gouvernement iranien a appelé la population à se rassembler à travers Téhéran pour lui rendre hommage. Des rassemblements se sont effectivement tenus dans différentes villes du pays, selon les images diffusées par la télévision iranienne, montrant une nation unie dans l'adversité mais déterminée à résister.