Guerre au Moyen-Orient : 31e jour de conflit, tensions pétrolières et escalade militaire
La guerre au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois ce lundi 30 mars 2026, avec des développements majeurs sur les fronts diplomatiques et militaires. Les derniers événements incluent des annonces de Donald Trump sur le pétrole, de nouvelles frappes israéliennes en Iran, et des incidents régionaux qui exacerbent les tensions.
Donald Trump et les enjeux pétroliers dans le détroit d'Ornuz
Donald Trump a affirmé dimanche que les États-Unis avaient négocié avec l'Iran le passage imminent de 20 cargos pétroliers dans le détroit d'Ornuz. Ce détroit, paralysé depuis le début du conflit, a vu les prix du pétrole s'envoler. « Ils nous ont donné, par respect je pense, 20 bateaux de pétrole de grands, grands bateaux de pétrole qui vont passer par le détroit d'Ornuz, et ça commence demain matin (lundi), pour les prochains jours », a déclaré le président américain lors d'un point presse.
Trump a également prévenu que l'armée américaine pouvait prendre « très facilement » le contrôle de l'île de Kharg, un site pétrolier crucial pour l'Iran assurant environ 90% de ses exportations de brut. Il a en outre estimé que les frappes américaines et israéliennes avaient conduit à un « changement de régime » en Iran, après la mort du Guide suprême Ali Khamenei et de hauts responsables.
Escalade militaire et incidents régionaux
L'armée israélienne a annoncé dimanche soir mener des frappes contre des cibles liées au pouvoir iranien à Téhéran, provoquant des coupures de courant dans la capitale et la province d'Alborz. En réponse, l'Iran a attaqué une usine de dessalement au Koweït, tuant un travailleur indien, et a tiré des missiles vers un complexe industriel en Israël.
Par ailleurs, l'Arabie saoudite a intercepté cinq missiles balistiques, et Israël a abattu des drones venus du Yémen, où les Houthis, alliés de Téhéran, sont entrés dans le conflit. Au Liban, un Casque bleu de l'ONU a été tué dans une explosion, soulignant l'instabilité croissante.
Mesures politiques et économiques
Le Parlement israélien a adopté une hausse massive du budget de la défense, ajoutant plus de 30 milliards de shekels pour faire face à la guerre sur plusieurs fronts. De son côté, l'Australie a annoncé réduire de moitié une taxe sur les carburants pendant trois mois pour atténuer l'impact de la flambée des prix due au conflit, une mesure coûtant 1,52 milliard d'euros au gouvernement.
Ces développements illustrent l'intensification du conflit, avec des répercussions économiques globales et des risques d'élargissement régional. La situation reste volatile alors que la guerre entre dans sa deuxième phase.



