Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a confirmé mardi la poursuite des discussions avec Washington et Copenhague concernant la présence militaire américaine sur le territoire autonome danois. Lors du Copenhagen Democracy Summit, il a déclaré que les discussions progressent, mais qu'aucun accord n'a encore été trouvé.
Des avancées dans les négociations
« Il m'est difficile d'entrer dans les détails des discussions au sein du groupe de travail, mais nous avons franchi certaines étapes dans la bonne direction », a indiqué Jens-Frederik Nielsen. Il a ajouté : « Nous sommes en train de négocier, mais nous n'avons pas d'accord. »
Les ambitions américaines
Selon plusieurs médias, les États-Unis souhaiteraient ouvrir trois nouvelles bases militaires dans le sud du Groenland, en complément de la base de Pituffik, déjà située dans le nord. Un accord de défense datant de 1951, actualisé en 2004, autorise les forces armées américaines à déployer des installations sur le territoire groenlandais, sous réserve d'une information préalable des autorités.
Le cadre des discussions militaires
Après une période marquée par les velléités de l'administration américaine de « prendre le contrôle » de l'île arctique, Copenhague et Nuuk ont obtenu la constitution d'un groupe de travail pour aborder les préoccupations de Washington, notamment sur le plan militaire. « Nous sommes prêts depuis le début et nous avons dit que nous étions prêts à faire plus, à assumer davantage de responsabilités en matière de sécurité nationale ou internationale », a rappelé Jens-Frederik Nielsen, soulignant que « notre seule exigence, c'est le respect ».
Les acteurs des négociations
Les discussions sont conduites côté américain par Michael Needham, haut responsable du département d'État. Pour le Danemark et le Groenland, les négociations sont pilotées par Jesper Møller Sørensen, ambassadeur du Danemark aux États-Unis, et le diplomate groenlandais Jacob Isbosethsen. Selon la BBC, cinq réunions se sont tenues depuis janvier.



