Gaza : un blessé de guerre privé d'évacuation médicale après la fermeture de la frontière
Gaza : un blessé privé d'évacuation médicale après fermeture frontière

Un blessé de Gaza privé d'évacuation médicale après la fermeture de la frontière

Dans un camp de réfugiés à Gaza, le 1er mars 2026, la situation humanitaire demeure dramatique. Cela fait presque deux ans et demi qu'Amir Saleh, un homme de 42 ans originaire de la ville de Gaza, est alité suite à des blessures graves. Père de trois enfants, il a été victime d'un bombardement israélien une semaine après le début de la guerre lancée par Israël le 7 octobre 2023, en réponse à l'attaque terroriste du Hamas.

Des blessures profondes et des espoirs déçus

Amir Saleh a subi une amputation de la jambe gauche, tandis que sa jambe droite, également touchée, ne cicatrise toujours pas malgré six opérations chirurgicales. « Je suis sur une liste d'évacuation depuis le début de la guerre pour recevoir une greffe osseuse à l'étranger, et j'avais l'espoir d'enfin sortir de Gaza pour être soigné », confie-t-il au téléphone. Cette communication est d'autant plus précieuse qu'Israël interdit l'accès de la presse étrangère à l'enclave palestinienne depuis vingt-neuf mois.

Une évacuation médicale annulée au dernier moment

L'évacuation médicale d'Amir était prévue dimanche 1er mars, selon les autorités sanitaires de Gaza. Il figurait sur une liste de patients transmise par l'Organisation mondiale de la santé et approuvée par les autorités israéliennes chargées de coordonner la sortie des malades vers l'Égypte, via le poste-frontière de Rafah.

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Mais tout a basculé avec le déclenchement de la guerre conjointe avec les États-Unis contre l'Iran, le 28 février. L'État hébreu a décidé de fermer l'unique frontière reliant les Gazaouis au monde extérieur, de même que l'ensemble des points de passage entre Israël et l'enclave.

Des ouvertures partielles qui ne suffisent pas

Mardi 3 mars, le point de passage de Kerem Shalom a été rouvert, « pour permettre l'entrée progressive de l'aide », selon les autorités. Cependant, cette mesure reste insuffisante pour les cas médicaux urgents :

  • Les deux autres passages pour les marchandises demeurent fermés
  • Le poste de Rafah, crucial pour les évacuations sanitaires, reste inaccessible
  • Des dizaines de patients comme Amir Saleh se retrouvent dans l'impasse

Cette situation illustre les conséquences humaines directes des décisions géopolitiques sur les populations civiles les plus vulnérables. Alors que les conflits régionaux s'intensifient, les blessés de guerre à Gaza voient leurs chances de guérison s'amenuiser chaque jour un peu plus, pris au piège d'une enclave où les soins spécialisés font cruellement défaut.

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