Une escalade militaire majeure au Liban
Dans le contexte de la guerre contre l'Iran, déclenchée le 28 février, Israël a lancé depuis lundi une campagne de frappes aériennes massives sur le territoire libanais. Les autorités israéliennes affirment cibler spécifiquement les positions du Hezbollah, notamment dans ses bastions du sud et de l'est du pays, ainsi que dans la banlieue sud de la capitale Beyrouth.
Des conséquences humanitaires alarmantes
Cette nouvelle escalade de violence entre les deux pays a déjà des répercussions dramatiques sur la population civile. Les Nations unies ont annoncé ce 3 mars que au moins 31 000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du Liban en raison des combats.
Lors d'un point presse à Genève, Babar Baloch, porte-parole de l'agence de l'ONU pour les réfugiés, a précisé : « D'importants déplacements de population sont signalés dans certaines parties du sud du Liban, dans la Bekaa [vallée dans l'est du Liban] et dans la banlieue sud de Beyrouth. »
Des craintes d'aggravation de la crise
Le bilan humanitaire pourrait cependant s'alourdir considérablement dans les prochains jours. Samer Abdel Jaber, directeur régional du Programme alimentaire mondial des Nations unies, a averti que ce chiffre risque d'« augmenter considérablement » si les hostilités se poursuivent.
Face à cette situation, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a lancé un appel urgent aux parties belligérantes, les exhortant « à mettre immédiatement fin à cette escalade majeure de la violence » et à respecter scrupuleusement le cessez-le-feu conclu en 2024.
Cette campagne militaire israélienne au Liban représente ainsi une nouvelle dimension du conflit régional, avec des conséquences humanitaires immédiates qui préoccupent profondément la communauté internationale.



