La police nord-irlandaise est intervenue dimanche après l'explosion d'un véhicule devant un commissariat près de Belfast, un incident qualifié de profondément préoccupant par les autorités locales. Le Service de police d'Irlande du Nord (PSNI) a lancé une opération de sécurité après l'explosion présumée d'une voiture piégée dans la nuit de samedi à dimanche, sans qu'aucune victime ne soit signalée.
Déroulement des faits
Selon un communiqué du PSNI, les forces de l'ordre sont intervenues sur les lieux d'une « alerte à la bombe » dans le quartier de Dunmurry, au sud-ouest de Belfast. Des témoins ont rapporté une forte détonation, et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un véhicule en feu devant le commissariat vers minuit. Le PSNI a précisé qu'une opération d'évacuation était en cours à proximité, tandis que des pompiers et des policiers ont éteint l'incendie, selon les médias locaux.
Réactions des autorités politiques
Des responsables politiques ont condamné cette apparente nouvelle attaque. Soracha Eastwood, députée de la circonscription, a déclaré sur X : « Il est angoissant qu'une voiture piégée ait explosé devant le commissariat. Ce n'est que par la grâce de Dieu qu'il n'y a pas de victimes. » Gavin Robinson, dirigeant du DUP, le principal parti pro-britannique de la région, a qualifié l'incident de « profondément préoccupant ».
Cet événement survient un mois après qu'un chauffeur-livreur a été forcé par des hommes masqués, dont l'un armé d'un pistolet, de conduire un engin explosif jusqu'à un commissariat à Lurgan, à l'ouest de Belfast. « Si c'était une nouvelle tentative de la part de républicains dissidents d'intimider les communautés et de prendre pour cible la police, alors elle doit être affrontée avec toute la rigueur de la loi », a ajouté M. Robinson dimanche.
Contexte des groupes dissidents
L'expression « républicains dissidents » désigne des individus et des groupes favorables à l'unité irlandaise, qui rejettent l'accord de paix historique de 1998 ayant largement mis fin à trois décennies de conflit. Ces groupes sont bien plus petits que l'IRA provisoire, qui a cessé sa campagne violente en 2005, mais ils disposent d'armes de gros calibre, selon la police. Ils ont déjà utilisé des engins explosifs improvisés et des mortiers lors d'attaques passées.



