Conflit Iran-Israël : une guerre longue qui menace l'économie mondiale
En Iran et au Liban, les bombardements se poursuivent sans relâche, malgré les appels répétés de la communauté internationale à la désescalade. Même si le président américain Donald Trump a laissé entendre que le conflit pourrait se terminer « bientôt », la réalité sur le terrain montre une intensification des hostilités. Comme son ennemi israélien, l'Iran a assuré mercredi 11 mars être prêt à une guerre prolongée, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes.
Une détermination affichée des deux côtés
Les gardiens de la révolution, l'armée idéologique iranienne, se sont déclarés prêts à une guerre d'usure et à pilonner les intérêts économiques occidentaux pour forcer Washington à cesser sa campagne militaire. « Ils doivent envisager la possibilité qu'ils soient engagés dans une guerre de long terme qui va détruire l'économie américaine et l'économie mondiale », a déclaré Ali Fadavi, conseiller du commandant en chef des gardiens.
En face, Israël affiche la même détermination. « Cette opération se poursuivra sans aucune limite de temps », a affirmé le ministre de la Défense Israël Katz. Le pays poursuit ses attaques sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien.
Impact économique immédiat
Les conséquences économiques se font déjà sentir :
- Les prix du pétrole augmentent significativement
- Des sites énergétiques sont frappés dans le Golfe
- Des navires sont attaqués dans le détroit d'Ormuz
- Des entreprises internationales évacuent leurs bureaux à Dubaï
Le géant bancaire Citi a évacué ses bureaux à Dubaï, Deloitte a demandé à son personnel de quitter leurs locaux, et PwC a décidé de fermer ses bureaux dans quatre pays du Golfe. Deux drones sont tombés près de l'aéroport de Dubaï, blessant quatre personnes.
Menaces sur l'approvisionnement pétrolier
L'Iran a frappé deux navires dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique qui voit passer un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Le commandement central iranien a averti que tout navire appartenant aux États-Unis, à Israël ou à leurs alliés serait considéré comme une cible légitime.
En réponse, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont décidé de puire 400 millions de barils dans leurs réserves stratégiques, le déblocage « le plus important » de l'histoire de l'institution.
Situation humanitaire préoccupante
Dans la capitale iranienne, des déflagrations continuent d'être régulièrement entendues, mais la vie s'organise tant bien que mal. « Nous avons mis notre foi en Dieu. Pour l'instant, il y a de la nourriture dans les magasins », a confié Mahvash, 70 ans, qui vit à Téhéran.
Une enquête militaire interne américaine révèle qu'une erreur de l'armée américaine serait à l'origine du bombardement d'une école en Iran le 28 février, qui aurait fait plus de 150 morts.
Appels internationaux à la désescalade
Une vingtaine d'États soutenant la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban, ainsi que la sous-secrétaire générale des Nations unies Rosemary DiCarlo, ont appelé à une « désescalade » entre le Hezbollah et Israël. « Une désescalade immédiate et une cessation de la violence sont impératives », a exhorté Rosemary DiCarlo lors d'un Conseil de sécurité consacré à ce conflit.
Malgré ces appels, l'ambassadeur d'Israël à l'ONU, Danny Danon, a répété que « tant qu'il y aura une menace contre nous, nous continuerons d'agir ». Le conflit régionalisé continue donc de menacer non seulement la stabilité du Moyen-Orient, mais aussi l'économie mondiale et l'approvisionnement énergétique global.



