Conflit au Proche-Orient : Bilan humain alarmant après deux semaines de guerre
Bilan humain alarmant après deux semaines de guerre au Proche-Orient

Deux semaines de guerre au Proche-Orient : un bilan humain dramatique

Voilà maintenant quinze jours que les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre au Proche-Orient, lançant leurs premières frappes contre l'Iran le 28 février. Ce conflit a rapidement embrasé l'ensemble de la région, provoquant une escalade des violences et une augmentation quotidienne du nombre de victimes, tant militaires que civiles, dans plusieurs pays du Moyen-Orient.

En raison des restrictions imposées aux médias, l'AFP ne peut pas vérifier de manière indépendante les bilans présentés ci-dessous. Ces chiffres proviennent des gouvernements, des armées, des autorités sanitaires et des organisations de secours des États concernés, offrant un aperçu partiel mais alarmant de la situation.

Bilans par pays : une hécatombe régionale

Iran : Le ministère iranien de la Santé a annoncé le week-end dernier, le 8 mars, que plus de 1 200 personnes avaient été tuées, dont environ 200 femmes et 200 enfants de moins de 12 ans, avec plus de 10 000 civils blessés. L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, a recensé le 11 mars plus de 1 825 morts, dont près de 1 300 civils, parmi lesquels au moins 200 enfants.

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Israël : Les services de secours et les autorités ont fait état de 14 morts au total depuis le début de la guerre. Selon les secouristes, 12 personnes ont été tuées, dont quatre mineurs, et des dizaines blessées à cause des frappes iraniennes. L'armée israélienne a également annoncé la mort de deux soldats au cours de combats dans le sud du Liban.

Liban : D'après le ministère libanais de la Santé, 850 personnes ont été tuées depuis le début des combats le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, dont 107 enfants et 32 membres du personnel soignant. L'armée libanaise a signalé la mort de trois de ses soldats, tandis que le Hezbollah n'a pas fourni d'informations sur ses pertes.

Koweït : L'armée et le ministère de la Santé ont recensé six morts : deux soldats koweïtiens, deux gardes-frontières et deux civils, dont une fille de 11 ans.

Émirats arabes unis : Le ministère émirati de la Défense et le bureau des médias de Dubaï ont rapporté six morts, quatre civils et deux militaires, ayant péri dans le crash d'un hélicoptère attribué à une défaillance technique.

Arabie saoudite : L'agence saoudienne de défense civile a signalé deux morts dans la population.

Bahreïn : Le ministère de l'Intérieur a fait état de deux morts.

Oman : Le centre de sécurité maritime a annoncé la mort d'un marin en mer et de deux travailleurs étrangers au cours d'une attaque de drone sur une zone industrielle.

Qatar : Le ministère de l'Intérieur a déclaré que 16 personnes avaient été blessées, sans faire état de décès.

États-Unis : Le Centcom, le centre des opérations militaires des États-Unis au Moyen-Orient, a confirmé la mort de six militaires américains au Koweït et d'un autre en Arabie saoudite. L'armée a également recensé vendredi six morts dans le crash d'un avion ravitailleur survenu la veille en Irak, soulignant que « la perte de l'appareil n'était pas due à des tirs ennemis ».

Irak : Au moins 49 personnes ont été tuées depuis le début du conflit, selon un comptage de l'AFP reposant sur les déclarations de groupes armés et de responsables officiels.

France : Emmanuel Macron a annoncé vendredi la mort d'un soldat français dans une attaque de drone dans la région d'Erbil, en Irak. Il s'agit du premier militaire français tué dans ce conflit.

Jordanie : Selon l'armée, 28 personnes ont été blessées dans différentes régions par la chute de débris de missiles et de drones iraniens. Aucun décès n'a été signalé.

Syrie : Selon les médias d'État, huit personnes ont été blessées par des chutes de débris au cours d'échanges de tirs entre l'Iran et Israël le 9 mars.

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Une crise humanitaire en devenir

Ce conflit, qui entre dans sa troisième semaine, montre des signes inquiétants d'expansion géographique et d'intensification des pertes humaines. Les bilans, bien que non vérifiés indépendamment, révèlent une tragédie humanitaire en cours, avec des civils, y compris des enfants, payant un lourd tribut. La communauté internationale suit de près cette escalade, craignant une déstabilisation durable de toute la région.