Aveyronnais bloqués au Népal par la guerre en Iran : leur récit d'une aventure forcée
Aveyronnais bloqués au Népal par la guerre en Iran

Des Aveyronnais pris au piège au Népal après l'éclatement du conflit israélo-iranien

Un groupe de sept habitants de l'Aveyron, originaires de Flavin, Sévérac-d'Aveyron, Millau, Saint-Laurent-d'Olt et Compeyre, vit une aventure touristique transformée en situation de crise. Partis le 21 février depuis Barcelone avec escale à Dubaï pour un séjour de quinze jours au Népal, ils se retrouvent bloqués à Katmandou après la déclaration de guerre d'Israël à l'Iran, soutenue par les États-Unis.

La découverte brutale du conflit et les premières inquiétudes

Alors qu'ils venaient de terminer un trek de trois jours dans le village de Ghormu et retrouvaient une connexion internet, les informations sur le conflit leur sont parvenues. "On ne se doutait pas qu'on traverserait une situation imprévue et plutôt inquiétante", confient-ils. Leur vol de retour via Dubaï étant annulé, la compagnie aérienne leur propose seulement un remboursement partiel, les obligeant à chercher une alternative par leurs propres moyens.

Des démarches administratives et diplomatiques infructueuses

Le groupe a immédiatement contacté l'ambassade de France au Népal, sans obtenir d'informations concrètes sur un éventuel rapatriement. Ils ont ensuite passé une demi-journée au bureau de l'immigration pour renouveler leurs visas, au milieu d'une foule d'autres étrangers dans la même situation. Plus de sept heures de recherches ont été nécessaires pour tenter de trouver un vol évitant la zone aérienne du conflit, à un tarif abordable, sans succès.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Ni l'ambassade, ni le ministère des Affaires étrangères, ni les assurances liées à leurs cartes bancaires n'ont pu leur apporter une aide financière. Ils doivent donc assumer les frais de leur prolongation de séjour jusqu'à la fin du mois de mars.

Une adaptation forcée et une décision philosophique

Après avoir prévenu leurs familles, employeurs ou clients, et envisagé des congés supplémentaires ou sans solde, le groupe a dû réorganiser son séjour. "Notre guide francophone sur place nous propose alors de faire une semaine de trek dans le Langtang, à moindre coût, plutôt que de rester à Katmandou où tout coûte plus cher", expliquent-ils.

Depuis le 10 mars, Pauline, Gilles, Cathy, Sandra, Isabelle, Céline et Véronique ont donc entamé un nouveau trek dans la région du Langtang, avec l'espoir d'admirer les sommets de l'Himalaya. Ils transforment ainsi cette épreuve en aventure supplémentaire, même si une certaine inquiétude persiste : "On garde tout de même dans un coin de notre tête une certaine incertitude quant à notre retour et l'impatience de retrouver nos familles."

Conscients de leur relative sécurité comparée aux voyageurs bloqués à Dubaï ou aux victimes des bombardements, ces Aveyronnais font preuve de résilience, mais leur expérience souligne les difficultés concrètes rencontrées par les touristes pris dans des crises internationales imprévues.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale