Quatre scénarios pour le pôle glace des Jeux olympiques d'hiver à Nice
La bataille pour accueillir les épreuves sur glace des Jeux olympiques d'hiver Alpes 2030 fait rage entre Nice, Lyon et Paris. Alors que le verdict est attendu dans les tout prochains jours, quatre scénarios sont en lice, chacun avec ses implications politiques, économiques et sportives.
Scénario 1 : le projet niçois originel
Ce plan A prévoit d'accueillir sur la plaine du Var les épreuves de hockey, patinage artistique, short-track et curling, ainsi que les épreuves paralympiques. Nice hébergerait également un village olympique pour 1 500 athlètes, le centre médias et la cérémonie de clôture dans la baie des Anges. Ce scénario implique la construction d'un complexe omnisports olympique (COOL) en face d'Ikea, le village olympique adjacent, et la couverture temporaire de l'Allianz Riviera pour y aménager deux patinoires. Cependant, le nouveau maire Eric Ciotti s'oppose à priver l'OGC Nice de son stade pendant plus de trois mois, rendant ce scénario peu probable.
Scénario 2 : le plan C de Ciotti
Après des tensions lors de la campagne municipale, Renaud Muselier et Eric Ciotti ont trouvé un accord sur l'essentiel. Le nouveau maire accepte le projet existant, sauf l'utilisation de l'Allianz Riviera. Pour les 58 matchs de hockey, une patinoire provisoire serait installée au nouveau stade de rugby des Arboras (prévu pour 2029) pour le hockey masculin, et une autre au Palais des expositions pour le hockey féminin. Les études techniques sont jugées faisables, mais les capacités d'accueil sont réduites : 12 000 à 15 000 places aux Arboras contre 18 000 à l'Allianz Riviera, et 10 000 au Palais des expositions contre 13 000. Cela se traduit par moins de recettes et de visiteurs.
Scénario 3 : le hockey part ailleurs, Paris entre en scène
En cas d'impasse sur le hockey à Nice, Lyon et Paris se disent prêts à accueillir les épreuves. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, propose la LDLC Arena, qui accueillera les championnats du monde de hockey en 2028. Paris, via Paris Entertainment Company (exploitant de l'Accor Arena et de l'Adidas Arena), candidate également, mettant en avant son expérience des grands événements et son engagement dans les Jeux de 2024. Ce scénario verrait Nice perdre une partie importante des épreuves.
Scénario 4 : Lyon rafle tout, Nice hors Jeux
Lyon pourrait également récupérer l'ensemble du pôle glace, y compris la cérémonie de clôture, déjà envisagée au Groupama Stadium. Renaud Muselier a laissé entendre qu'en cas de perte des épreuves sportives, les festivités pourraient quitter Nice. Cependant, Edgar Grospiron, président du Cojop, a rappelé qu'il n'avait pas mandat pour aller ailleurs qu'à Nice. La Solideo prévoit toujours des villages olympiques à Briançon, Nice et Saint-Jean-de-Sixt, ce qui maintient Nice dans le jeu, mais avec un rôle réduit.
Le choix final sera lourd de conséquences pour l'économie et le rayonnement de Nice. La décision pourrait être officialisée d'ici le 11 mai, lors du prochain bureau exécutif du Cojop, ou même plus tard, avec une carte globale des sites dévoilée fin juin.



