Le président chilien Gabriel Kast a annoncé le limogeage de sa ministre de la Sécurité, María José Gómez, ce mercredi 20 mai 2026, après seulement un mois de mandat. Cette décision surprise intervient dans un contexte de tensions croissantes au sein du gouvernement sur la gestion de la sécurité publique.
Des désaccords profonds
Selon des sources proches de l'exécutif, la ministre Gómez était en désaccord avec la stratégie sécuritaire du président Kast, notamment sur l'utilisation des forces armées dans la lutte contre la criminalité. Alors que le président prône une approche plus musclée, incluant des opérations militaires dans les zones à haute criminalité, sa ministre privilégiait une approche plus intégrée, combinant prévention sociale et répression ciblée.
Une gestion contestée
María José Gómez, nommée le 15 avril dernier, avait déjà fait l'objet de critiques de la part de l'opposition et de certains membres de la majorité. Son manque d'expérience dans le domaine sécuritaire, elle était auparavant avocate spécialisée en droits humains, était régulièrement pointé du doigt. Le limogeage intervient alors que le Chili connaît une vague de violence, avec une augmentation de 15% des homicides au premier trimestre 2026.
Réactions politiques
L'opposition a immédiatement réagi, dénonçant « un gouvernement qui se déchire sur le dos des Chiliens ». La sénatrice socialiste Carmen Frei a qualifié cette décision de « preuve d'instabilité et d'improvisation ». De son côté, le parti présidentiel a justifié ce limogeage par la nécessité de « renforcer la cohésion gouvernementale face aux défis sécuritaires ».
Quel successeur ?
Le nom du successeur de María José Gómez n'a pas encore été annoncé, mais plusieurs noms circulent, dont celui de l'ancien général de carabineros, Ricardo González, et de la députée de droite, Ana María Silva. Le président Kast a promis une nomination rapide, d'ici la fin de la semaine, pour ne pas laisser le ministère sans direction.
Ce limogeage est le premier depuis l'arrivée au pouvoir de Gabriel Kast en mars 2026. Il intervient dans un contexte de baisse de popularité du président, qui a vu sa cote de confiance chuter de 10 points en deux mois, passant de 52% à 42%.



