Afghanistan : l'ONU alerte sur la protection des civils après des frappes meurtrières
Les Nations unies ont exprimé leur profonde préoccupation après une série de frappes aériennes meurtrières en Afghanistan, qui auraient causé la mort de nombreux civils. Dans un communiqué publié ce mardi, la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a appelé toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles.
Des frappes meurtrières qui soulèvent des questions
Selon des sources locales, plusieurs frappes aériennes ont visé des zones résidentielles dans la province de Kandahar, faisant au moins 30 morts et de nombreux blessés, dont des femmes et des enfants. Les autorités afghanes et les talibans se sont mutuellement accusés d'être responsables de ces attaques. L'ONU a souligné que ces frappes pourraient constituer des violations du droit international humanitaire, qui interdit les attaques disproportionnées ou dirigées contre des civils.
La MANUA a indiqué qu'elle enquêtait sur ces incidents et a exhorté les parties à garantir un accès humanitaire sans entrave pour les équipes de secours. "Les civils paient un lourd tribut dans ce conflit", a déclaré un porte-parole de l'ONU. "Nous rappelons à toutes les parties leur obligation de distinguer entre civils et combattants, et de respecter les principes de proportionnalité et de précaution."
Un contexte de violences croissantes
Ces frappes interviennent dans un contexte de recrudescence des violences en Afghanistan, alors que les pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les talibans sont au point mort. Depuis le début de l'année, les Nations unies ont recensé une augmentation significative des pertes civiles, en particulier dues aux attaques aériennes et aux engins explosifs improvisés. Les organisations humanitaires s'inquiètent également de l'impact sur l'accès aux soins et à l'aide alimentaire pour des millions d'Afghans.
L'ONU a réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat et à la reprise des négociations de paix. "Seule une solution politique permettra de mettre fin à la souffrance des civils afghans", a insisté la MANUA. En attendant, la protection des civils doit rester une priorité absolue, ont souligné les responsables onusiens.
La communauté internationale appelée à agir
Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont également condamné ces frappes et appelé la communauté internationale à exercer des pressions sur les parties en conflit. Amnesty International a dénoncé "une indifférence criminelle face à la vie des civils", tandis que Human Rights Watch a demandé l'ouverture d'une enquête indépendante. L'ONU a quant à elle appelé les pays donateurs à maintenir leur soutien humanitaire à l'Afghanistan, où plus de la moitié de la population a besoin d'aide d'urgence.



