Vendredi 25 septembre, une cérémonie d’hommage national aux Harkis s’est tenue devant la stèle du camp de Saint-Maurice-l’Ardoise, à Saint-Laurent-des-Arbres, dans le Gard. Organisée à l’occasion de la journée nationale d’hommage aux Harkis, elle a réuni autorités civiles, militaires et descendants de harkis, venus nombreux en fin de journée.
Un lieu symbolique pour ne pas oublier
Hacène Larfi, président de la coordination harka, a pris la parole pour rappeler l’importance de ce site. « Un lieu symbolique », a-t-il déclaré au micro, insistant sur la nécessité « à ne jamais oublier » ces hommes et ces femmes qui « ont fait le choix de la France, qui se sont battus pour un idéal ». Son discours a mis en avant le devoir de mémoire collectif envers ces combattants.
La maire de Saint-Laurent-des-Arbres, Sylvie Barrieu-Vignal, a également pris la parole. « Notre responsabilité est de ne pas oublier votre histoire », a-t-elle ajouté, après que son homologue laudunois Ludovic Di Rollo a lu le texte de la ministre déléguée auprès du ministre des Armées. L’édile a souligné le lien du territoire avec « cette histoire », rappelant que « la mémoire vit aussi dans les familles, dans les souvenirs ».
Un camp qui a accueilli plus de 5 000 Harkis
Le camp de Saint-Maurice-l’Ardoise a accueilli, à partir de 1962, plus de 5 000 harkis et leurs familles. Hacène Arfi a évoqué les conditions de vie difficiles de l’époque, parlant d’« une prison » et décrivant des personnes « entassées dans des baraquements comme des indésirables ». Ces témoignages rappellent la réalité vécue par les harkis dans ce lieu.
La cérémonie a été l’occasion de rendre hommage à ces combattants, mais aussi de regarder vers l’avenir. Le projet de mémorial, porté par l’agglomération du Gard rhodanien, a été au cœur des discours. Hacène Arfi a salué « un grand pas » en avant, évoquant « notre vœu le plus cher depuis 30 ans pour préserver notre mémoire ».
Un mémorial pour préserver la mémoire
La création de ce mémorial sur le site du camp de Saint-Maurice-l’Ardoise représente une avancée significative pour les descendants de harkis et pour le devoir de mémoire. Ce projet, soutenu par les élus locaux, vise à pérenniser l’histoire de ces hommes et de ces femmes sur le territoire.
La cérémonie s’est conclue sur cette note d’espoir, avec la perspective de voir ce mémorial sortir de terre. Les autorités présentes ont réaffirmé leur engagement à transmettre cette mémoire aux générations futures, dans un lieu chargé d’histoire.