Un court-métrage tourné dans le Blayais pour alerter sur les dangers du GHB
Court-métrage dans le Blayais contre les dangers du GHB

Un film choc pour dénoncer les dangers du GHB

Une équipe de tournage a passé trois jours dans le Blayais pour réaliser un court-métrage percutant, intitulé « Dernière danse », qui dénonce et met en garde contre les dangers du GHB, souvent qualifié de drogue du violeur. L'histoire suit deux amies, Lilou et Jade, âgées de 17 ans, qui se rendent en boîte de nuit pour la deuxième fois de leur vie, avec l'accord de leurs parents. Malgré les avertissements de son amie, Lilou accepte une coupe de champagne offerte par Arthur, un jeune homme de 25 ans. Peu après, elle commence à se sentir mal, ayant ingéré du GHB. Violée, elle sera retrouvée morte dans une forêt par deux chasseurs, scellant un destin tragique.

Une œuvre pédagogique portée par Christophe Jourde

Ce court-métrage, tourné du 20 au 23 novembre dans divers lieux du Blayais, est prévu pour sortir en 2026. Réalisé par Julien Tillie, il constitue la deuxième production de Christophe Jourde, qui s'appuie sur ses expériences artistiques en tant que scénariste, acteur et directeur de production. Jourde produit et réalise cette œuvre à vocation pédagogique, destinée spécifiquement aux jeunes, afin de les sensibiliser aux risques de la soumission chimique. Son premier court-métrage, « L'être et l'autre », qui aborde le harcèlement scolaire, a déjà dépassé les 80 000 vues, démontrant l'impact de son approche.

Pour traiter de la question du GHB, Christophe Jourde a opté pour une dramaturgie très développée, visant à captiver le spectateur et à provoquer une prise de conscience. « C'est une cause très importante », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d'utiliser le cinéma comme outil de prévention.

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Une mobilisation locale et professionnelle

Le tournage de « Dernière danse » a bénéficié d'une forte solidarité et d'amitiés locales. Christophe Jourde a filmé à Prignac-et-Marcamps, Bourg-sur-Gironde et Saint-Savin, grâce à son amitié avec Gérald Dupuy, habitant de Prignac et consultant police pour des séries comme « Alexandra Ehle », tournée à Bordeaux. De nombreux acteurs et figurants ont participé bénévolement, dont Laury Lefevre, maire de Prignac-et-Marcamps, qui est apparu en figuration avec son écharpe tricolore et son fils Milo. « Nous avons mis à disposition des salles communales. C'est une cause très importante », a déclaré le maire, dont le fils, en classe de quatrième, partage cet avis : « Les profs nous en parlent, nous disent ce qu'il faut éviter de faire. »

Les lieux de tournage ont été transformés pour les besoins du film : la forêt autour du parc du Moron est devenue la scène de crime, le bureau du directeur du Carrefour Market de Bourg s'est mué en commissariat de police, l'ancien tribunal de Saint-Savin a servi de cadre pour la conférence de presse du procureur, et les pompes funèbres Flambeau ont prêté un cercueil, un geste rare pour eux.

Des acteurs engagés pour une cause cruciale

Christophe Jourde s'est entouré de professionnels bénévoles, profondément investis dans le sujet. François Bureloup, qui interprète le père de Lilou, est un acteur habitué des plateaux et fera partie de la distribution du prochain film de Gérard Jugnot. Il explique : « Je ne connaissais pas Christophe, mais j'ai lu le synopsis et je me suis dit que c'est une cause à défendre. J'ai une fille de 14 ans. C'est important de sensibiliser, il faut être vigilant. »

Sandra Lou, animatrice télé, joue le rôle de la capitaine de police et exprime sa sensibilité au sujet : « C'est un risque qui touche beaucoup de femmes. C'est important de faire connaître ce danger afin que cela n'arrive plus. » Claire Litvine, du groupe de musique L5, qui incarne la mère de Lilou, ajoute : « Ce court-métrage a un caractère préventif, cela me rend vivante de servir à quelque chose. » Pour elle, la réalisation de cette œuvre est essentielle, soulignant l'urgence de lutter contre les violences liées au GHB.

Ce projet cinématographique, alliant art et engagement, vise ainsi à éduquer et protéger les jeunes, tout en mobilisant une communauté autour d'une problématique sociale majeure.

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