Une découverte marine qui honore le rugby français
Nicolas Lavesque, chercheur au CNRS basé à la station marine d'Arcachon, a fait une découverte remarquable en Afrique du Sud. Avec sa collègue australienne Pat Hutchings, il a identifié cinq nouvelles espèces de vers marins, dont l'une porte désormais le nom évocateur de Thelepus ubebe.
Un hommage inattendu aux champions d'Europe
L'Université de Bordeaux, fière de cette reconnaissance scientifique, a annoncé cette nouvelle sur son site officiel. Les champions d'Europe de rugby 2025, l'UBB, ont ainsi l'honneur de voir leur nom associé à une espèce marine. « Le Thelepus ubebe appartient au grand groupe des vers spaghettis. Ce nom fait référence aux tentacules buccaux qui leur servent à se nourrir », explique Nicolas Lavesque, biologiste marin du CNRS.
Le chercheur précise que cette espèce a été échantillonnée à une vingtaine de kilomètres de Durban, en Afrique du Sud. « C'est un clin d'œil de l'histoire, car Yannick Bru, l'actuel coach de l'UBB, a entraîné par le passé dans cette région », ajoute-t-il. Cette connexion géographique a inspiré le choix du nom, créant un lien unique entre le sport et la science.
L'importance écologique des vers spaghettis
Les vers spaghettis jouent un rôle crucial dans les écosystèmes marins. « Ils ont un rôle très important dans l'environnement, c'est un peu les recycleurs du fond des mers », souligne Nicolas Lavesque. Ces organismes contribuent à la décomposition de la matière organique, participant ainsi au maintien de la santé des océans.
Parmi les autres espèces découvertes, une a été baptisée en l'honneur de Nelson Mandela, ajoutant une dimension symbolique à ces trouvailles. Cette démarche scientifique ne se limite pas à la taxonomie ; elle vise également à mettre en lumière l'importance de la biodiversité marine.
Nicolas Lavesque, rattaché à la station marine d'Arcachon, insiste sur la nécessité de protéger ces écosystèmes fragiles. « Honorer la meilleure équipe européenne de rugby de 2025 à travers cette découverte, c'est aussi une façon de sensibiliser le public à la richesse de notre patrimoine naturel », conclut le chercheur.



