TotalEnergies est accusée d'avoir mené un lobbying mensonger auprès de Matignon. Selon une enquête publiée par plusieurs ONG, le groupe pétrolier aurait diffusé des informations trompeuses sur ses engagements climatiques lors de réunions avec le cabinet du Premier ministre.
Des réunions controversées
Les ONG, dont Greenpeace et Friends of the Earth, affirment que TotalEnergies a présenté des données inexactes sur ses investissements dans les énergies renouvelables et ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces réunions auraient eu lieu entre 2023 et 2025, dans le but d'influencer la politique énergétique française.
Des accusations graves
Les organisations dénoncent une stratégie de greenwashing visant à masquer la réalité des activités de l'entreprise. Selon elles, TotalEnergies continue d'investir massivement dans les énergies fossiles, tout en communiquant de manière trompeuse sur sa transition énergétique. Le groupe est notamment critiqué pour ses projets d'expansion dans le gaz naturel liquéfié et le pétrole en Afrique.
La réponse de TotalEnergies
TotalEnergies a rejeté ces accusations, affirmant que ses communications sont transparentes et conformes à la réglementation. Le groupe rappelle ses investissements dans les énergies renouvelables, qui représentent selon lui une part croissante de son budget. Cependant, les ONG estiment que ces investissements sont insuffisants au regard de l'urgence climatique.
Un précédent inquiétant
Cette affaire n'est pas la première du genre. En 2024, TotalEnergies avait déjà été épinglée par des ONG pour des publicités jugées trompeuses sur ses engagements climatiques. Une plainte avait été déposée auprès de l'Autorité des marchés financiers. Cette nouvelle affaire relance le débat sur le rôle des lobbyistes dans les décisions politiques et la nécessité de renforcer la régulation.
Les réactions politiques
Plusieurs députés écologistes ont demandé une enquête parlementaire sur les pratiques de lobbying de TotalEnergies. Ils dénoncent une influence excessive des grandes entreprises sur la politique climatique française. Le ministre de la Transition écologique a promis d'examiner les faits et de prendre des mesures si les accusations se confirment.
Cette affaire intervient alors que la France s'apprête à accueillir la prochaine conférence des Nations unies sur le climat. Les ONG espèrent que cette révélation incitera le gouvernement à adopter une position plus ferme face aux industries fossiles.



