Incendie à Générac : impact sur les cultures du domaine Clarins
Incendie à Générac : impact sur les cultures de Clarins

Le 21 septembre dernier, un incendie d'envergure a ravagé 50 hectares de végétation sur la commune de Générac, près de Nîmes, en lisière du domaine de Sainte-Colombe, propriété du groupe de cosmétiques Clarins. Les cultures de plantes destinées à la fabrication de soins pour la peau, produites en agroécologie, ont été en partie impactées. Les bâtiments du domaine ont été intégralement préservés grâce à l'intervention des pompiers, et l'activité n'est pas à l'arrêt, selon la responsable d'exploitation.

Un incendie dévastateur dans la garrigue gardoise

Le 22 septembre, 50 hectares de végétation étaient détruits dans un incendie, principalement sur la commune de Générac, au cœur de la garrigue gardoise. Le feu, attisé par des vents violents, a mobilisé de nombreux moyens aériens et, durant au moins deux jours, une centaine de sapeurs-pompiers. L'intervention a débuté vers 12h30 lorsque les pompiers du Gard ont été appelés dans un mas déjà connu pour plusieurs départs d'incendie. Aucune victime n'est à déplorer.

Le domaine de Sainte-Colombe, un site stratégique pour Clarins

Implanté à cheval sur les communes de Générac et Saint-Gilles, le domaine de Sainte-Colombe a été acquis par Clarins en 2024 pour plus de 110 hectares, pour un montant avoisinant les 10 millions d'euros. Le site produit depuis une cinquantaine de variétés de plantes en agroécologie, selon l'expression « du champ à la peau » vantée par la marque. L'objectif affiché par le groupe parisien est de produire d'ici 2030 « un tiers des matières végétales nécessaires à la fabrication des soins Clarins, en complément du domaine de Serraval », le site historique de production en Haute-Savoie.

Des dégâts sur les cultures et des expertises en cours

Près de quinze jours après le sinistre, Marie Maisonneuve, responsable d'exploitation du site, a indiqué que des cultures ont été détruites par le feu, d'autres impactées par les fumées, soumises à un stress thermique élevé ou exposées aux mousses d'extinction utilisées par les pompiers. Une plainte a été déposée. « S'agissant des dégâts sur la production à proprement parler de plantes, nous sommes en attente du rapport final des pompiers. Document clé, indispensable pour enclencher notre police d'assurance », a-t-elle détaillé. La phase d'expertise et d'estimation des dommages doit démarrer.

Les cactus, une barrière naturelle contre le feu

Malgré les dégâts, l'activité sur le domaine n'est pas à l'arrêt. Marie Maisonneuve a précisé que les cactus plantés sur une parcelle près de l'entrée du site ont été choisis pour leurs bienfaits dermatologiques – riches en acides gras essentiels, en stérols et en vitamine E, ils sont réputés pour leurs vertus hydratantes, anti-âge et apaisantes – mais aussi parce qu'ils sont réputés être une excellente barrière naturelle contre la propagation du feu, étant gonflés d'eau et parmi les plantes les plus résistantes aux flammes.