Foodwatch épingle les produits « protéinés » ultra-transformés
Foodwatch épingle les produits protéinés ultra-transformés

L'association Foodwatch a publié ce lundi 21 septembre une enquête sur les produits alimentaires « high protein » ou « Protein + ». Elle a passé au crible dix références et met en garde contre leur composition. L'association a identifié dans ces produits différents « marqueurs d'ultra-transformation », comme des amidons modifiés, des gommes, des protéines isolées ou encore certains additifs.

Des exemples concrets de produits épinglés

Parmi les produits étudiés, les barres de céréales Nature Valley Protein chocolat et cranberries contiennent de la protéine isolée de soja, de l'oligofructose, du sirop de glucose, du fructose, de la maltodextrine et des lécithines de soja. Foodwatch souligne également leur teneur en sucre, annoncée à 20,5 g pour 100 g.

La boisson Hipro saveur myrtille de Danone affiche 25 g de protéines par bouteille. Elle contient de l'amidon modifié de maïs, de la pectine et les édulcorants acésulfame-K et sucralose. « Autant d'additifs que l'on ne souhaite pas trouver dans un produit qui affiche fièrement une photo de Carlos Alcaraz, un grand joueur de tennis et ''25 g de protéines'' », écrit l'association.

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Des produits courants concernés

Les céréales Lion Protein de Nestlé affichent 15 g de protéines pour 100 g. Foodwatch relève notamment l'ajout de gluten de blé dans leur composition. L'association cite aussi une salade de pâtes Carrefour High Protein, avec du dextrose et de l'amidon modifié de pomme de terre, ainsi qu'une boisson végétale protéinée Alpro et un yaourt protéiné aux myrtilles de Marque Repère.

D'autres produits sont épinglés : la boisson Starbucks Chocolate Mocha Protein, les tartines Wasa protein +, les bouteilles de lait protéines Chocolat de Lactel et les gourdes Whey & fruits Andros Sport.

Des « bombes de sucres » au prix fort

La présence d'additifs ou d'ingrédients issus de procédés industriels constitue un indice pour caractériser certains produits comme ultra-transformés. Cela ne signifie pas automatiquement qu'ils sont dangereux, mais Foodwatch établit un lien entre la consommation importante d'aliments ultra-transformés et plusieurs risques pour la santé. « Certains sont bourrés d'additifs controversés pour la santé, d'autres sont carrément des bombes de sucres », assure Léa Redon, chargée de campagnes chez Foodwatch France.

L'association déplore également la mise en avant marketing des protéines sur ces produits et leur coût. « De nombreuses marques ont flairé le bon filon pour gonfler les prix, parfois de manière indécente. C'est la double peine pour notre santé et notre porte-monnaie », ajoute Léa Redon.

Face aux allégations nutritionnelles et au marketing des industriels autour des protéines, l'ONG réclame « un étiquetage obligatoire de l'ultratransformation des produits en face avant des emballages, conjoint au Nutri-Score », rapporte France Info.

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