Carburants : les Alpes d'Azur, zone la plus exposée des Alpes-Maritimes
Carburants : les Alpes d'Azur, zone la plus exposée

La communauté de communes des Alpes d'Azur, seule intercommunalité entièrement rurale du département des Alpes-Maritimes, est la plus exposée à la hausse des prix des carburants. Selon une étude de l'Insee parue le 8 septembre 2026, 19,1 % des ménages y sont particulièrement exposés, soit 8,5 points de plus que la moyenne nationale.

Des ménages ruraux plus vulnérables aux prix du carburant

L'étude de l'Insee, réalisée avec des chiffres de 2021, montre que 13,5 % des ménages possédant une voiture dans les territoires ruraux consacrent déjà plus d'un mois de leurs revenus annuels au carburant, contre 9 % dans les territoires urbains. Dans le rural non périurbain, cette proportion atteint 16,7 %. Ces ménages roulent davantage : parmi les plus exposés aux prix du carburant, la moitié parcourait plus de 27 500 kilomètres par an, contre 14 500 kilomètres pour l'ensemble des foyers motorisés.

Pour certaines familles éloignées du littoral azuréen, la voiture n'est pas une option. Les distances domicile-travail sont plus longues, les services plus éloignés et les alternatives à l'automobile plus limitées, ce qui rend les ménages particulièrement sensibles à la hausse des prix des carburants.

Les Alpes d'Azur en tête, le reste du département en dessous de la moyenne

Les données analysées mettent en lumière l'exposition aux prix des carburants à l'échelle des intercommunalités, en croisant la part de ménages surexposés avec leur niveau de vie et les distances moyennes parcourues en voiture. Dans les Alpes-Maritimes, la communauté de communes des Alpes d'Azur est la plus touchée, avec 19,1 % des ménages particulièrement exposés. Elle regroupe 34 communes autour de Puget-Théniers.

Le reste du département se trouve en dessous de cette moyenne. Ainsi, dans le Pays des Paillons, 9,4 % des foyers sont concernés ; 8,8 % dans le Pays de Grasse ; 8 % dans le secteur de Cannes ; 7,4 % dans la Riviera française et dans le territoire d'Antibes et Sophia Antipolis ; 7,3 % dans la Métropole Nice Côte d'Azur.

Des dépenses en hausse de 127 à 160 euros pour les ménages ruraux

L'Insee estime que si les prix observés au printemps 2026 (environ 2,20 euros le litre pour le gazole et 2 euros pour l'essence) avaient été appliqués aux consommations de 2021, 4,7 millions de ménages avec voiture, soit 22,4 %, auraient consacré plus d'un mois de revenus annuels au carburant.

Lors de la hausse des prix de 2022, les dépenses mensuelles de carburant des ménages ruraux étaient passées de 127 à 160 euros, contre 57 à 79 euros pour les ménages urbains. Le carburant vient donc s'ajouter à des budgets familiaux déjà sous pression. Selon une édition 2026 réalisée par OpinionWay pour l'Unaf-Udaf-Uraf, les ménages les plus exposés sont ceux qui vivent dans les zones rurales et périurbaines, où la dépendance à la voiture est la plus forte.