Conseil municipal de Sainte-Gemme : le projet éolien des Rouches crée la discorde
La dernière réunion du Conseil municipal de Sainte-Gemme, qui s'est tenue le 5 mars, a été particulièrement animée en raison de désaccords profonds concernant le projet éolien des Rouches. Ce projet, initié en 2009, continue de diviser les élus et la population locale, révélant des tensions politiques à l'approche des prochaines élections municipales.
Un vote budgétaire reporté et des tensions électorales
La séance s'est déroulée en présence du maire Philippe Gachet et de neuf conseillers municipaux. À l'ordre du jour figurait notamment le vote du CFU, le document budgétaire qui remplace le compte de gestion et le compte administratif. Cependant, ce document émanant des Services des Finances n'est pas parvenu à temps en mairie, obligeant à reporter son approbation. La validation définitive du budget 2025 devra donc intervenir avant le 30 juin, soit après le prochain scrutin municipal qui verra s'affronter trois listes distinctes.
Le projet éolien des Rouches au cœur des débats
Le point de friction principal est survenu lorsque Bruno Roy, actuel premier adjoint et tête de l'une des trois listes candidates, a exigé par courrier recommandé une nouvelle délibération sur le projet éolien des Rouches. Ce projet, qui bénéficie pourtant de plusieurs votes favorables antérieurs, pourrait nécessiter une nouvelle enquête publique en cas de modification substantielle. Quatre représentants de l'association balanzacaise Abaleol, farouchement opposés au projet, assistaient à la réunion parmi les sept personnes du public, aux côtés de Jean-Yves Drugeon, chef de la troisième liste en lice.
Le maire refuse de se laisser forcer la main
L'atmosphère s'est nettement tendue lorsque le maire Philippe Gachet a fermement refusé de céder à la pression, estimant que la décision importante concernant ce projet, aux enjeux économiques avérés pour les communes de Balanzac et Sainte-Gemme, devait être prise de manière démocratique par le prochain maire, dont l'élection interviendra dans quinze jours. Cette position a cristallisé les oppositions et mis en lumière les divergences stratégiques à l'approche du scrutin.
D'autres décisions adoptées malgré les tensions
Malgré ce climat conflictuel, plusieurs autres points ont pu être votés lors de cette séance :
- Une convention avec le SDEER (Syndicat Départemental d'Électrification et Équipement Rural) pour des devis de reprise d'éclairage en solution électrique et LED, d'un montant de 3 478,47 euros, et pour des travaux de génie civil télécoms, s'élevant à 11 558,33 euros, a été approuvée à l'unanimité.
- L'installation d'une borne de recharge, déjà débattue en décembre et janvier, a été validée avec six voix pour et quatre abstentions.
- Concernant l'installation de l'esthéticienne Lucie Davia dans l'ancien local Abribus depuis le 2 mars, des travaux de chauffe-eau sont nécessaires. Les devis présentés devront être revus et ajustés avant toute validation définitive.
Cette réunion illustre les défis auxquels sont confrontées les petites communes dans la gestion des projets d'énergies renouvelables, où les considérations environnementales, économiques et politiques s'entremêlent souvent de manière complexe.



