Les énergies renouvelables, un moteur financier pour les territoires français
C'est une étude révélatrice qui met en lumière l'impact économique considérable des énergies renouvelables sur le territoire français. Bien que financée par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), dont la position n'est pas neutre sur le sujet, les chiffres présentés sont éloquents. En 2024, les énergies renouvelables auraient généré plus de 2,1 milliards d'euros en retombées fiscales locales, selon cette enquête réalisée en collaboration avec le cabinet Colombus Consulting.
Une manne financière redistribuée aux collectivités
Cette étude sert de porte-voix au message du SER. Jules Nyssen, président du syndicat, affirme avec conviction : « Plus le parc installé va se développer, plus ces recettes vont augmenter ». La répartition de ces fonds montre une prédominance au profit des intercommunalités, qui captent 45 % du total, suivies des communes (32 %), des départements (15 %) et des régions (8 %).
Une aubaine particulièrement significative pour les communes rurales
Le SER détaille que plus de 1,2 milliard d'euros correspondent à des « retombées fiscales directes ». Le reste du milliard d'euros se divise équitablement entre la fiscalité des entreprises du secteur et la part de TVA reversée aux collectivités. Cette fiscalité, qui repose « avant tout sur le foncier » et non sur le nombre d'habitants, représente une véritable opportunité pour les petites communes situées en milieu rural.
Le classement des énergies les plus rentables
En tête du palmarès des énergies générant le plus de revenus fiscaux, l'hydroélectricité se distingue avec 594 millions d'euros, devançant largement l'éolien (212 millions) et le solaire (132,6 millions).
Perspectives gouvernementales et priorités énergétiques
Dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l'énergie, le gouvernement français a promis une relance du nucléaire ainsi qu'une accélération du développement de l'éolien en mer. Patrick Siccoli souligne que « la nouvelle programmation pluriannuelle de l'énergie prévoit surtout des efforts sur l'éolien en mer », tandis que l'éolien terrestre et le solaire semblent quelque peu mis en retrait.



