L'économie sociale et solidaire, un secteur qui emploie 2,7 millions de personnes
Benoît Hamon, président d'ESS France, s'est rendu au siège de l'entreprise Marmiton à Nîmes, rue Henri-Moissan. Cette visite a été organisée à l'initiative du collectif Nîmes en commun, dans le cadre des élections municipales.
La renaissance de Marmiton en société coopérative
L'entreprise Marmiton, spécialisée dans la production et la livraison de repas à domicile, a connu des difficultés financières en 2024 avec un redressement judiciaire. Les salariés ont alors uni leurs forces pour sauver leur activité en transformant la structure en société coopérative et participative (Scop).
Selon le gérant Arnaud Salles, Marmiton distribue désormais 450 repas par jour sur cinq départements, a renouvelé sa flotte de véhicules et recherche des locaux plus spacieux. Les employés décrivent une atmosphère de travail motivante, faisant de cette entreprise un exemple concret de réussite coopérative.
Le poids économique considérable de la coopération française
Benoît Hamon a profité de sa visite pour rappeler l'importance économique du secteur coopératif : La coopération française, c'est 381 milliards d'euros l'année dernière selon la Banque de France. À comparaison, les start-up, c'est 21 milliards d'euros et l'industrie de la défense, 40 milliards d'euros.
L'ancien candidat socialiste à la présidentielle a également souligné que l'économie sociale et solidaire représente 2,7 millions d'emplois en France, grâce aux mutuelles, coopératives agricoles et nombreuses associations qui composent ce secteur.
Un projet d'école coopérative pour Nîmes
Vincent Bouget, candidat de Nîmes en commun, et Benoît Hamon ont évoqué la création d'une école coopérative dans la ville, s'inspirant de l'héritage de Charles Gide et de l'École de Nîmes du XIXe siècle.
Une école coopérative, ça m'intéresse : c'est un incubateur de projets entrepreneuriaux ! a déclaré Benoît Hamon, tandis que Nadja Flank, membre de Nîmes en commun, y voit un centre de ressources, de recherche, voire d'innovation.
Vincent Bouget a même imaginé appliquer ce modèle aux Halles de Nîmes, en les transformant en Société coopérative d'intérêt collectif (Scic) pour une gouvernance plus participative.
La résilience des entreprises coopératives
Avant de quitter Marmiton, Benoît Hamon a partagé une statistique révélatrice : L'espérance de vie d'une société en Scop est plus longue qu'une entreprise conventionnelle. Cela peut s'expliquer par la répartition des bénéfices, qui ne partent pas en dividendes ou à des choix plus réfléchis.
Les salariés de Marmiton ont accueilli ces remarques avec satisfaction, confirmant ainsi la vitalité du modèle coopératif qui permet non seulement de sauver des entreprises en difficulté, mais aussi de créer des emplois durables sur les territoires.



