De la haute gastronomie à la boulangerie, Amandine Braida, qui officie dans l’établissement Pirate Baker, avenue Courbet, à Juan-les-Pins, s’impose dans l’univers du snacking. Elle tente, depuis samedi 9 et jusqu’au lundi 11 mai, de décrocher le titre suprême face aux meilleurs artisans de France.
Un parcours gastronomique au service du snacking
Après avoir terminé troisième il y a deux ans, Amandine Braida participe à nouveau au Concours national du meilleur sandwich. À 37 ans, la boulangère exerce dans l’établissement Pirate Baker, à Antibes. Depuis samedi et jusqu’à ce lundi soir, la championne régionale affronte la concurrence à Paris. Va-t-elle ramener la coupe à la maison ?
Objectif : la première place
Interrogée sur ses ambitions, Amandine Braida confie : « Oui, on va essayer… » Quant à ce qui lui a manqué la dernière fois, elle évoque un manque de précision. Pour faire la différence, elle mise sur sa formation de cuisinier, un atout dans le milieu du snacking où les profils sont variés : boulangers, pâtissiers reconvertis, ou cuisiniers comme elle.
Les défis du concours
La difficulté principale réside dans la confection du pain, qui doit peser 120 grammes une fois cuit, sous peine de pénalités. « Ça représente 75 % du travail », souligne-t-elle. Ensuite, il faut harmoniser les produits et les goûts. Les concurrents sont jugés sur trois créations : un sandwich végétal, un autre à base de crevette, et un autour d’un tataki de bœuf.
De la gastronomie à la boulangerie
Amandine Braida a travaillé dans la gastronomie pendant plus de dix ans avant de se tourner vers la boulangerie, attirée par ce métier et désireuse de changer de rythme. Il y a deux ans, elle a proposé à son patron de s’occuper du snacking après avoir vu l’annonce du concours. Sa formation gastronomique lui confère une approche différente : « Le jury de Nice m’a dit : “On sent que vous êtes une cuisinière à la base”. On a des goûts peut-être plus précis. »
Le pain, une faiblesse à compenser
Consciente que le pain est son point faible face aux boulangers experts, elle s’est beaucoup entraînée. Les conditions à Paris sont différentes : « Rien que le temps : en ce moment, il pleut et il y a beaucoup d’humidité, c’est une catastrophe. Il va falloir le prendre en compte. »



