Nîmes lance un plan propreté avec nouvelles bennes et répression
Nîmes lance un plan propreté avec nouvelles bennes

La ville de Nîmes et son agglomération ont lancé en octobre 2026 un plan ambitieux intitulé « Nîmes ville propre » pour lutter contre la saleté et les incivilités. Ce plan, dévoilé par le maire Vincent Bouget, comprend l'acquisition de deux nouvelles bennes pour intervenir plus rapidement sur les dépôts sauvages, un numéro unique « allô Nîmes propre », et un renforcement de la répression avec la brigade environnement de la police municipale. Il vise à répondre à la préoccupation majeure des habitants concernant le cadre de vie et l'environnement.

Un plan annoncé après les consultations citoyennes

Le plan « Nîmes ville propre » a été lancé en octobre, mais les premières mesures avaient été présentées en septembre lors de la restitution de l'opération « Bonjour Nîmes ! », une série de réunions organisées dans les quartiers par le nouvel exécutif après les municipales. Ces réunions avaient placé le cadre de vie et l'environnement parmi les premières préoccupations des habitants. Une étude menée en 2025 sous la précédente mandature avait également mis en évidence le sentiment important que la propreté de la ville se dégradait.

Vendredi, le maire Vincent Bouget s'est mis en scène dès potron-minet aux côtés des équipes de nettoyage et de ramassage des ordures pour illustrer ce plan. Il a annoncé l'acquisition de « deux nouvelles bennes qui sillonneront la ville chaque jour pour intervenir plus rapidement sur les dépôts sauvages ». François Séguy, adjoint au maire délégué à la Propreté et à la Qualité des espaces publics, a résumé l'approche : « Nous proposons des fonctionnements plus simples pour les habitants, nous mettons en place une répression plus forte, et nous appelons aussi à notre responsabilité collective et individuelle ».

Des mesures concrètes contre les dépôts sauvages

Le plan prévoit d'abord une amélioration de la coordination entre la Ville, chargée de la propreté urbaine, et l'Agglo, qui gère la collecte des déchets. « La coordination sera renforcée aussi avec les forces de sécurité, et les différents prestataires et partenaires grâce à l'hyperviseur urbain », précise-t-on du côté de l'exécutif. En partant du principe que « le premier déchet attire l'autre », un numéro unique « allô Nîmes propre » sera mis en place en début d'année prochaine pour signaler les dépôts sauvages et accélérer leur traitement.

La limite de collecte de deux encombrants à domicile par rendez-vous sera supprimée. Du mobilier urbain ou de la végétation seront installés dès cet automne sur les sites identifiés comme accueillant fréquemment des dépôts sauvages. La brigade environnement de la police municipale, dont les effectifs vont être renforcés, aura pour consigne d'intensifier les contrôles et les verbalisations lorsqu'un auteur de dépôt sauvage sera identifié.

Nouveau matériel urbain et tri sélectif étendu

La Ville promet de poursuivre la généralisation des corbeilles de tri sélectif à deux compartiments, pour atteindre 500 d'ici le début de l'année prochaine. Par ailleurs, 28 nouvelles colonnes d'apport volontaire (pour les emballages et le verre) sont en cours d'installation, ce qui portera leur nombre à 450. Enfin, après le quartier Gambetta, de nouveaux abris-bacs pour les ordures ménagères, masquant les poubelles, seront installés dans l'Écusson.

Dans sa vidéo postée vendredi, Vincent Bouget a donné le ton : « Il va falloir que l’Agglomération et la Ville prennent toute leur part dans l’amélioration de ce service, et en même temps, on va aussi compter sur la population pour faire en sorte que le travail soit le plus efficace et qu’on arrive toutes et tous à vivre dans une ville propre ». Autrement dit, si le cadre de vie est la première préoccupation, tout le monde doit se sentir concerné pour l'améliorer.