Moustique-tigre : Suresnes mise sur les chauves-souris
Moustique-tigre : Suresnes mise sur les chauves-souris

La ville de Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, a choisi une solution écologique pour lutter contre le moustique-tigre : les chauves-souris. Selon l'Agence régionale de santé (ARS), ce nuisible est présent dans 328 communes d'Île-de-France, et Suresnes n'est pas épargnée. Face à ce constat, la municipalité a installé une dizaine de nichoirs dans les parcs et squares de la ville, comme le rapporte Actu.fr.

Une solution écologique et économique

Cette méthode permet de réguler la population de moustiques-tigres sans recourir à des traitements phytosanitaires. Une chauve-souris est capable de dévorer 600 moustiques en une heure seulement, ce qui en fait un allié de taille contre ces insectes porteurs de maladies comme le Zika ou le chikungunya.

« On a installé une dizaine de nichoirs dans les parcs et squares de la ville », détaille Stéphane Perrin-Bidan, adjoint à la transition écologique et aux espaces verts à Suresnes. Ces refuges ont été placés en hauteur, au calme et à proximité de zones humides, des endroits privilégiés pour la reproduction des moustiques-tigres.

Des emplacements choisis avec des spécialistes

Le choix des emplacements a été fait avec l'aide de chiroptérologues, des spécialistes des chauves-souris. Ces experts ont conseillé la ville pour optimiser l'efficacité des nichoirs et favoriser l'installation des chiroptères.

En complément, la municipalité a également installé 40 abris pour les mésanges bleues et 31 pour les mésanges charbonnières. Ces deux espèces d'oiseaux apprécient particulièrement les moustiques et leurs larves, renforçant ainsi la lutte biologique contre le nuisible.

Un maillage de protections naturelles

Cette initiative s'inscrit dans une démarche plus large de protection de la biodiversité locale. En combinant les chauves-souris et les mésanges, la ville de Suresnes espère réduire significativement la présence du moustique-tigre sur son territoire.

L'ensemble de ces dispositifs, installés dans les espaces verts de la commune, constitue une alternative aux pesticides. Cette approche, à la fois écologique et économique, pourrait servir d'exemple à d'autres communes franciliennes confrontées au même problème.