Montpellier face au défi des 50°C : le programme climatique des écologistes
À l'approche des élections municipales de 2026, le candidat écologiste Jean-Louis Roumégas a dévoilé ce lundi 16 février un ensemble de propositions ambitieuses pour préparer Montpellier aux conséquences du réchauffement climatique, notamment face au risque de températures atteignant 50°C. Le député de l'Hérault, accompagné de ses colistiers Coralie Mantion et Serge Martin, a insisté sur l'urgence d'agir face à cette problématique qui menace directement la qualité de vie des Montpelliérains.
Un nouveau modèle d'aménagement urbain
Jean-Louis Roumégas a d'abord présenté sa vision d'un « polycentrisme » au sein de la Métropole, visant à « déplacer certains services » hors du centre-ville pour mieux répartir les activités et réduire la pression urbaine. Cette approche s'accompagne d'un engagement ferme pour un plan de zéro artificialisation nette sur le territoire communal, préservant ainsi les sols naturels et limitant l'étalement urbain.
Coralie Mantion, élue d'opposition, a ensuite détaillé les mesures de préservation des espaces verts existants, comme le Coteau de Malbosc, la Ceinture verte, la cité Bergère ou le parc Montcalm. Elle a défendu l'application stricte de la règle 3/30/300 de l'Organisation mondiale de la santé : chaque habitant doit avoir au moins trois arbres à portée de vue, chaque quartier un espace arboré couvrant 30% de sa surface, et tous les résidents doivent pouvoir accéder à un espace vert d'au moins un hectare à moins de 300 mètres de leur domicile.
Création d'une plage verte à Antigone
Parmi les projets phares de la liste écologiste figure la création d'un espace de baignade à Antigone, transformant une zone actuellement imperméabilisée en îlot de fraîcheur. « L'idée est de désimperméabiliser toute cette zone et de rendre le Lez vert », explique Coralie Mantion. Ce projet nécessitera d'améliorer la qualité de l'eau et de renaturer les rives du cours d'eau, offrant ainsi aux habitants un lieu de détente et de rafraîchissement dans un quartier dense.
Une régie publique pour l'énergie et le froid
Serge Martin a abordé la dimension énergétique du programme en proposant la mise en place d'une régie publique de l'énergie. Cette structure aurait pour mission de développer massivement le photovoltaïque et de créer un réseau de froid urbain, essentiel pour maintenir la ville vivable lors des vagues de chaleur. « Quand on est en période de réchauffement climatique, il faudrait se poser la question de la production de froid pour que la ville reste vivable », souligne-t-il, critiquant le développement anarchique des installations individuelles.
L'objectif à long terme est de maîtriser le coût de l'électricité, de transformer le bâti existant et d'accompagner la rénovation thermique de 10 000 logements par an. Jean-Louis Roumégas insiste sur l'aspect social de cette mesure : « C'est répondre à un enjeu social, en baissant les factures d'électricité à la fin du mois avec la rénovation thermique ».
Préparer Montpellier aux étés de demain
Entre renaturation des espaces urbains, développement d'une énergie publique et nouveaux aménagements, la liste écologiste menée par Jean-Louis Roumégas affirme être la seule à proposer une réponse globale à la problématique des 50°C à Montpellier. « On est la seule liste à répondre à la problématique des 50°C à Montpellier », martèle le candidat, qui mise sur ces propositions pour convaincre les électeurs de l'urgence climatique et de la nécessité d'agir dès maintenant.
Ces annonces interviennent dans un contexte où les écologistes montpelliérains cherchent à consolider leur position après des départs en cascade et des tensions internes, mais Jean-Louis Roumégas reste déterminé à porter son projet de « printemps montpelliérain » face aux défis environnementaux qui attendent la ville.



