Lutte contre les LGBTIphobies : hausse des guets-apens selon SOS Homophobie
Lutte contre les LGBTIphobies : hausse des guets-apens

À l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, l’association SOS Homophobie a dévoilé dimanche 17 mai à Montpellier son rapport annuel sur les LGBTIphobies. Ce document met en lumière la persistance des agressions physiques, une augmentation inquiétante des guets-apens via les applications de rencontre et une intensification de la haine transphobe ainsi que des discriminations en ligne.

Un état des lieux alarmant

Le rapport a été présenté au kiosque Bosc, sur l’Esplanade Charles-De-Gaulle. Il dresse un constat des violences, discriminations et obstacles rencontrés par les personnes lesbiennes, gays, bies, trans et intersexes en France. « Nous publions pour la 30e année consécutive. Bien plus qu’un simple constat annuel de l’état des discriminations à l’encontre des personnes LGBT+, ce rapport est une piqûre de rappel de ce pour quoi nous devons rester mobilisés, soudés et solidaires », a déclaré Hélène, membre de SOS Homophobie.

En 2025, l’association a recensé 1 771 cas de LGBTIphobie via sa ligne d’écoute et ses dispositifs. « Signalés, cela veut dire qu’il y a une partie non négligeable, à savoir quasiment le double, qui n’a pas été signalée aux autorités ou qui a été signalée aux autorités, mais pour lesquelles les victimes n’ont pas déposé plainte », a précisé le sénateur Hussein Bourgi.

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Les lieux publics et la haine en ligne en tête

Les contextes de LGBTIphobie les plus représentés en 2025 sont les lieux publics (13 % des témoignages), suivis de la haine en ligne et de la famille. « Nous déplorons une permanence des cas d’agression physique, la récurrence des tentatives de guet-apens sur les applications de rencontres des personnes LGBTI qui augmente drastiquement, une intensification de la haine transphobe et un renouveau inquiétant des manifestations du sexisme et de la misogynie », a ajouté Claire de SOS Homophobie.

Un engagement municipal et une note d’espoir

La Ville de Montpellier a annoncé que le drapeau LGBT+ flottera désormais toute l’année sur les mâts de l’Hôtel de ville. « En attendant que soit votée aux Nations Unies une résolution de dépénalisation universelle de l’homosexualité, nous devons rester unis pour continuer le combat face à ce raz-de-marée réactionnaire qui brise le devenir et la vie de millions d’êtres humains qui veulent juste qu’on leur fiche la paix avec ceux qu’ils sont », a conclu Karine Wisniewski, conseillère départementale.

La cérémonie s’est achevée par un moment festif avec la chorale Sunny Chorus, venue conclure cette journée placée sous le signe de la visibilité et de la solidarité.

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