Cuers signe une charte « basse température » intercommunale
Cuers signe une charte basse température intercommunale

La ville de Cuers, engagée depuis 2022 dans la démarche « Ville basse température l’été », a franchi une nouvelle étape ce mercredi en signant une charte « Territoire Basse Température l’Été » avec les cinq autres maires de la communauté de communes Méditerranée Porte des Maures. Cet engagement intervient alors que l’été 2026 a été le plus chaud jamais mesuré en France, avec 53 jours de vague de chaleur.

Une démarche pionnière saluée par les élus

Plus d’une centaine de professionnels étaient réunis au pôle culturel de Cuers pour la 3e édition du Salon professionnel « Ville basse température l’été ». Didier Brémond, maire de Brignoles et président de l’association des maires du Var, a salué l’initiative : « Vous êtes partis d’un constat très simple : celui que tous les maires du Var peuvent aujourd’hui faire dans leurs communes. Nos étés changent, et nos villes et villages doivent changer avec eux. »

François de Canson, maire de La Londe et président de la communauté de communes Méditerranée Porte des Maures, a rappelé le contexte : « les 53 jours de vague de chaleur de cet été 2026, le plus chaud jamais mesuré en France ». La conseillère départementale Véronique Baccino représentait le président Jean-Louis Masson lors de cette signature.

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Des actions concrètes et mesurables à Cuers

Depuis quatre ans, la commune de Cuers a articulé ses actions autour de quatre axes : requalifier des rues, adapter des bâtiments publics, réaménager des espaces extérieurs de loisirs et faire évoluer les règles d’urbanisme. Lors d’une visite de terrain, les participants, dont Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et ancienne ministre, ont pu constater les résultats.

Au jardin Suzanne-Fournier, les 26 arbres plantés, deux pergolas végétalisées et trois ombrières ont permis d’enregistrer « jusqu’à 25 degrés d’écart au sol entre les zones ombragées et les zones en plein soleil ». Au groupe scolaire Jean-Jaurès, les ombrières installées ont réduit la température au sol de plus de 25 degrés, protégeant ainsi les enfants lors des fortes chaleurs.

La commune a toutefois constaté l’échec du goudron ocre, testé pour réduire la chaleur : « Il s’est vite terni et sali. Son coût élevé ne se justifie pas face à son faible gain thermique, constaté lors de son inéluctable encrassement », explique la commune. En revanche, un revêtement innovant nommé Permab, utilisé pour quatre places de stationnement, a apporté « de vrais bénéfices écologiques », avec une volonté marquée de « déperméabiliser les sols tout en baissant leur température ».

Une ambition intercommunale et départementale

Bernard Mouttet, maire de Cuers, entend « agir et accélérer tous ensemble ». François de Canson partage cette « nouvelle ambition urbaine », affirmant qu’« il s’agit de faire de la qualité de vie le visage concret de la transition écologique ». Les maires de Pierrefeu et de Collobrières, excusés, étaient représentés par leurs premiers adjoints lors de la signature.

Cette charte constitue « la première intercommunalité signataire en France », selon Bernard Mouttet. François de Canson a détaillé les engagements : « Nous nous engageons à construire un schéma directeur intercommunal de lutte contre la surchauffe urbaine, à en faire la base d’un programme pluriannuel d’investissements, à prévoir chaque année une enveloppe budgétaire conséquente dédiée et à mutualiser l’expérience, l’ingénierie, et les compétences entre nos communes. »

Didier Brémond a également annoncé la création d’une « commission basse température » au sein de l’association des maires du Var, que présidera Bernard Mouttet. Cette commission devra être proposée au conseil d’administration de l’association.

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