Canicule : Borne appelle à sanctuariser les moyens pour la transition écologique
Canicule : Borne veut sanctuariser les moyens pour la transition

Alors que la France connaît une nouvelle vague de chaleur intense, la Première ministre Élisabeth Borne a pris la parole ce mardi pour appeler à « sanctuariser » les moyens financiers dédiés à la transition écologique. Lors d'un déplacement dans le sud du pays, elle a souligné l'urgence d'agir face au dérèglement climatique, qui se manifeste par des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents et sévères.

Un appel à la mobilisation générale

Élisabeth Borne a déclaré : « Nous devons sanctuariser les moyens pour la transition écologique. C'est une priorité absolue. » Elle a rappelé que le gouvernement a déjà alloué 10 milliards d'euros dans le cadre du plan France Relance pour la transition écologique, mais que des efforts supplémentaires sont nécessaires. La Première ministre a insisté sur le fait que la lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas être une variable d'ajustement budgétaire.

Selon Météo-France, 15 départements ont été placés en vigilance orange canicule ce mardi, avec des températures dépassant les 40°C dans certaines régions. Cette situation rappelle l'été 2003, qui avait causé près de 15 000 décès en France. La Première ministre a également évoqué les conséquences économiques et sociales de ces événements climatiques extrêmes.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des mesures concrètes attendues

L'appel de la Première ministre intervient alors que le projet de loi de finances pour 2027 est en préparation. Plusieurs associations environnementales, comme Greenpeace et la Fondation Nicolas Hulot, réclament une augmentation significative des investissements dans les énergies renouvelables, la rénovation thermique des bâtiments et les transports propres. « Il ne s'agit pas seulement de sanctuariser, mais d'augmenter les moyens », a commenté un porte-parole de Greenpeace.

Élisabeth Borne a également annoncé la mise en place d'un « fonds d'adaptation au changement climatique » doté de 2 milliards d'euros sur cinq ans, destiné à aider les collectivités locales à faire face aux conséquences des canicules, sécheresses et inondations. Ce fonds sera abondé par une partie des recettes de la taxe carbone.

Une opposition divisée

L'opposition politique a réagi de manière contrastée. Le Rassemblement national a dénoncé une « écologie punitive » qui pèserait sur le pouvoir d'achat des Français, tandis que La France insoumise a jugé les annonces insuffisantes. « Sanctuariser, c'est bien, mais il faut tripler les investissements », a estimé le député LFI Jean-Luc Mélenchon sur Twitter.

Les Verts, de leur côté, ont salué l'initiative tout en rappelant que la France est en retard sur ses objectifs climatiques. « Nous attendons des actes concrets, pas seulement des discours », a déclaré la secrétaire nationale d'EELV, Marine Tondelier.

Un contexte d'urgence climatique

La canicule actuelle s'inscrit dans une tendance de fond : selon le Giec, les vagues de chaleur seront plus fréquentes, plus longues et plus intenses dans les décennies à venir. La France a déjà connu un été 2022 record, avec 33 jours de canicule au niveau national. Les scientifiques appellent à une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement à 1,5°C.

Élisabeth Borne a conclu son intervention en affirmant que « la transition écologique est la mère des batailles » et qu'elle nécessite une mobilisation de tous les acteurs, y compris les entreprises et les citoyens. Elle a également promis de présenter un plan d'action détaillé d'ici la fin de l'année.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale