La 20e édition du Salon de l’Habitat a ouvert ses portes à Méjannes-lès-Alès, au parc des expositions, avec plus de 200 exposants. Jusqu’à lundi, les visiteurs peuvent découvrir toutes les innovations pour construire ou rénover leur maison. Cette année, une tendance domine : faire des économies d’énergie, réduire sa facture d’électricité ou adopter un mode de chauffage plus écologique.
Une forte demande pour les économies d’énergie
Dans les travées du salon, les projets présentés sont variés : isoler, aménager une cuisine ou une salle de bains, changer son système de chauffage, ou encore transformer son extérieur avec un jardin, une piscine ou une terrasse. Les entreprises du secteur d’Alès sont bien représentées, comme l’établissement Collangelec, venu en voisin.
Jean-Luc Roussel, représentant de Collangelec, constate un effet direct de la canicule sur les demandes : « Oui, la hausse du pétrole incite les gens à passer à la pompe à chaleur. Cet été, pendant la canicule, on a dû faire face à de nombreuses demandes de pose de climatisation. L’effet canicule est réel. On n’a pas pu faire face. D’habitude, on ferme trois semaines en août, mais avec les chantiers à faire en urgence, on a fermé qu’une semaine. »
Préparer ses projets dès l’hiver
Le Salon de l’Habitat est l’occasion de préparer son projet de rénovation. Selon Jean-Luc Roussel, « les contacts que l’on prend sur la foire concernent des travaux à mettre essentiellement en œuvre au printemps prochain. Mais les études techniques prennent du temps. C’est bien de préparer les projets dès l’hiver. »
Cette anticipation est d’autant plus importante que les délais peuvent être longs, notamment pour les installations de pompes à chaleur ou de climatisation, très demandées après un été marqué par des températures élevées.
Un contexte général défavorable aux entreprises
Gilles Paveyranne, patron de la menuiserie Mendez-Paveyranne depuis plus de 30 ans, nuance ce constat : « L’envie des clients existe, les contacts, on les a, mais on sent très bien que les gens hésitent. Ils sont dans l’expectative. Par rapport au contexte international, avec les guerres, la crise de l’énergie, et le contexte national incertain avec les prochaines élections, on a l’impression que tout est en attente. »
Il remarque toutefois que « l’intérêt du public se porte sur les projets qui diminuent la facture d’énergie. Même si les crédits d’impôts ont disparu ou presque, la majeure partie des projets sur lesquels on travaille concerne la rénovation thermique. C’est notre activité principale. »
Le salon, qui se tient jusqu’à lundi, permet aux visiteurs de rencontrer les professionnels et de lancer leurs études techniques, malgré un climat économique incertain. Les entreprises espèrent que les projets préparés durant l’hiver se concrétiseront au printemps prochain.