Météo-France a annoncé vendredi 2 octobre 2026 que septembre 2026 est devenu le deuxième mois de septembre le plus chaud jamais mesuré en France depuis 1900, avec une anomalie de +3,1 °C par rapport aux normales 1991-2020. Le mois a également été marqué par un déficit de précipitations de 70 %, aggravant une sécheresse des sols qualifiée d'historique sur l'ensemble du territoire.
Des températures records et des épisodes de chaleur répétés
Dans son bulletin, le prévisionniste national indique que septembre 2026 se classe derrière septembre 2023, qui détient le record absolu. L'anomalie thermique de +3,1 °C place ce mois parmi les plus chauds depuis le début des mesures en 1900. Cette situation fait suite à un été déjà marqué par des températures historiquement élevées.
Après les vagues de chaleur estivales, trois nouveaux épisodes de températures "anormalement chaudes" ont émaillé le mois de septembre. L'un d'eux, "particulièrement intense" du 3 au 8 septembre, a engendré des niveaux de chaleur inédits du Midi-Pyrénées au Sud-Est et à l'Alsace. Sur l'ensemble du mois, les températures maximales ont été en moyenne 4,5 °C supérieures aux normales, avec des écarts localement plus élevés, atteignant +6 °C du Roussillon jusqu'au sud du Massif central.
Un déficit de pluie historique et une sécheresse généralisée
Météo-France souligne que septembre 2026 est le "troisième mois de septembre le moins arrosé depuis le début des mesures en 1958", derrière 1977 et 1985. Le déficit de précipitations atteint 70 % en moyenne sur le pays. Les pluies ont été très rares durant tout le mois, à l'exception de la toute fin, marquée par un épisode méditerranéen "remarquable" qui a apporté des pluies intenses sur le Gard et l'Hérault.
Cette situation s'inscrit dans une tendance plus large : depuis mars 2026, la France n'a connu aucun mois excédentaire en pluie. Les mois précédents ont été particulièrement déficitaires, avec notamment –60 % en avril, –50 % en juin et –60 % en juillet. La sécheresse des sols, déjà historique depuis plusieurs mois, a continué de s'aggraver, avec un indicateur national "resté quasiment tout le mois de septembre à un niveau bas encore jamais observé pour cette période de l'année".
Un indicateur proche du record sec absolu
Avant les pluies de la fin du mois, qui ont permis une humidification en surface sur les régions concernées par l'épisode méditerranéen, l'indicateur de sécheresse des sols atteignait "un niveau proche du record sec absolu établi au mois d'août". Le bulletin de Météo-France précise : "La quasi-totalité de la France est concernée par une sécheresse ne se produisant en moyenne que tous les 10 ans".
Météo-France conclut que c'est "le quatrième mois où l'anomalie de température est très importante et dépasse +3 °C, du jamais vu sur plus de trois mois consécutifs". Cette situation exceptionnelle confirme la tendance au réchauffement climatique observée ces dernières années, avec des conséquences directes sur les ressources en eau et l'agriculture du pays.