Un éditorial qui fustige l'absence de vision
Alors que la France subit une nouvelle vague de chaleur, avec des températures dépassant les 40°C dans plusieurs régions, Libération publie un éditorial cinglant intitulé « Gestion de la canicule : ce n’est que le reflet d’une absence de cap d’Emmanuel Macron ». Le quotidien y dénonce une politique climatique réduite à des mesures d’urgence, sans stratégie de long terme.
Des mesures d'urgence insuffisantes
L'éditorial rappelle que le gouvernement a activé la cellule interministérielle de crise et multiplié les consignes de prudence, mais ces actions sont jugées « symptomatiques d’un manque de préparation ». Selon le journal, « chaque canicule est gérée comme un événement exceptionnel, alors qu’elles deviennent la norme ». L'article cite le dernier rapport du Giec, qui prévoit une augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur en Europe.
Un cap politique absent
Le texte critique vivement l'absence de cap d'Emmanuel Macron, qui « se contente d’annonces ponctuelles sans cohérence globale ». Il souligne que le président français n'a pas tenu ses promesses de campagne sur la transition écologique, notamment en matière de rénovation thermique des bâtiments et de développement des énergies renouvelables. « La France est en retard sur ses objectifs climatiques », affirme l'éditorial, qui pointe du doigt le manque d'investissements structurels.
Des conséquences humaines et économiques
L'éditorial met en avant les conséquences dramatiques de cette absence de cap : « 1 500 décès supplémentaires liés à la chaleur ont été recensés l’été dernier, selon Santé publique France ». Il rappelle que les personnes âgées, les enfants et les travailleurs en extérieur sont les premières victimes. Sur le plan économique, la canicule affecte les rendements agricoles, avec une baisse estimée de 20 % pour certaines cultures céréalières, d'après le ministère de l'Agriculture.
Un appel à une véritable politique climatique
En conclusion, Libération appelle Emmanuel Macron à « sortir de l’urgence et à définir un cap clair pour le climat ». Le journal estime que « la gestion actuelle n’est qu’un pansement sur une jambe de bois » et réclame un plan d’investissement massif dans l’adaptation au changement climatique. « Il est temps que le gouvernement prenne la mesure de l’enjeu et agisse en conséquence », conclut l'éditorial.



